L1 - Lille : L'ex-entraîneur du LOSC pourrait coûter cher...

L1 - Lille : L'ex-entraîneur du LOSC pourrait coûter cher...©Media365
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Arthur Merle, publié le vendredi 02 février 2018 à 08h03

Le licenciement de l'entraîneur argentin pourrait coûter très cher au LOSC. Pour ne pas régler les salaires de son ancien coach, le club nordiste compte s'appuyer, notamment, sur une faute grave de management de l'entraîneur argentin. Mais cette démarche a très peu de chances d'aboutir...

18,6 millions d'euros. C'est la somme que demande Marcelo Bielsa, ancien entraîneur du LOSC, à son ex-employeur, après avoir démis de ses fonctions le 22 novembre dernier. Ce montant pharaonique comprend le préjudice causé par son licenciement (5 M€) mais aussi et surtout l'addition de ses salaires restants (13,6 M€). Comme révélé mi-décembre dans les colonnes de L'Equipe, le technicien argentin avait assuré, dès son arrivée, ses arrières en cas de rupture prématurée de son contrat. Avec, notamment, l'intégration d'une clause « parachute » qui stipulait que « si le club décidait de rompre et/ou de résilier le présent contrat avant son terme convenu et faisait pour n'importe quelle raison arrêter le technicien dans l'exercice de ses fonctions et facultés citées dans le présent contrat, il devra l'indemniser par le paiement de toutes les quantités prévues dans celui-ci pendant la durée en vigueur précisée ».Le LOSC risque grosEt selon le quotidien, étant donné qu' « El Loco » n'a pas touché ses salaires restants dus, ce dernier a saisi le tribunal de commerce de Lille le 16 janvier, avec une première audience programmée le lundi 5 février. Le tout pour que le club lillois soit déclaré en cessation de paiement. Mais ce n'est pas tout, puisque dès le lendemain, Lille aura rendez-vous avec Carlo Brusa, conseil de Bielsa, devant la commission juridique de la LFP, afin d'examiner un contrat signé sous seing privé dès février 2017 entre la holding Victory Soccer, qui détient les Dogues, et le technicien argentin. Un document qui était méconnu des instances selon L'Equipe... Enfin, les prud'hommes ont aussi été saisis et une audience est prévue le 13 mars 2018.Le tribunal de commerce pourrait très bien estimer que Lille n'est pas en défaut de paiement puisqu'aucune décision de la commission juridique de la LFP ni des prud'hommes n'a été rendue. Mais il pourrait aussi se saisir de l'affaire et examiner en détails la situation financière d'un LOSC déjà interdit de recrutement par la DNCG depuis le 12 décembre. Le lancement d'une alerte ou d'un audit pourrait alors avoir de lourdes conséquences. En effet, plusieurs créanciers pourraient en profiter pour réclamer leurs dus, à l'image de Saint-Etienne et Angers, qui attendraient toujours le paiement des transferts de Kevin Malcuit et Nicolas Pépé.Une défense basée sur l'argument de la faute graveDe son côté, le club nordiste s'appuie sur le droit français et l'utilisation de la faute grave. Ainsi, alors que Luis Campos avait été chargé d'effectuer un audit du groupe professionnel, L'Equipe a dévoilé de gros manquements dans le vestiaire. L'autogestion du groupe sous Bielsa est notamment pointée du doigt, avec des joueurs qui devaient s'arranger entre eux pour les sanctions en cas de retard, ou l'absence d'horaire fixe pour le petit déjeuner. Plusieurs éléments sont arrivés en retard à des séances vidéo sans pour autant craindre une sanction tandis qu'Yves Bissouma s'était légèrement endormi au petit déjeuner après une (trop) longue soirée jeux vidéo... Le club de Gérard Lopez remet aussi en cause la gestion sportive de l'Argentin, que ce soit en termes de Mercato ou de tactique. Autant d'arguments largement recevables. Mais dont le poids pourrait être réduit à néant à cause de cette fameuse clause parachute. Et la question "Bielsa peut-il couler Lille ?", posée par le quotidien, est loin d'être démesurée.

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