L1 - Lille : A Monaco, le LOSC retrouve son faux jumeau

L1 - Lille : A Monaco, le LOSC retrouve son faux jumeau©Media365

Rémi Farge, publié le samedi 18 août 2018 à 07h30

Monaco contre Lille, c'est un duel pour le haut de tableau en ce début de saison. Mais samedi soir à Louis-II (20h00), il s'agira aussi et surtout pour le LOSC d'une rencontre sur le terrain de son faux jumeau, celui dont il s'inspire pour bâtir son projet.

D'un côté le projet porté par Dmitri Rybolovlev. De l'autre celui conduit par Gérard Lopez. Les sommes ne sont pas les mêmes mais l'essence est la même : la valorisation de jeunes joueurs. Ce modèle né à Porto dans les années 2000, que beaucoup de clubs en Europe ont décidé de reprendre à leur sauce depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui, Monaco fait figure de référence. Lille est juste en apprentissage. L'autre point commun : Luis Campos, passé par les deux clubs. « On peut comparer les projets, oui, a reconnu Christophe Galtier en conférence de presse. Après, Monaco a des avantages qu'aucun autre club français ne peut avoir, donc automatiquement les sommes et les joueurs ne sont pas les mêmes. Ce sont les mêmes projets mais celui du LOSC a pris du retard à cause de la saison difficile l'année dernière. J'échange tous les jours avec Luis Campos et je peux vous dire que le projet lillois ressemble au projet monégasque. »



Le projet de Lille a pris du retard, faute d'expérience
En 2012-13, la première saison de Monaco sous Dmitri Rybolovlev fut couronnée de réussite, avec une montée en Ligue 1, et dès l'année suivante, une capacité à jouer les premiers rôles en championnat. Pour le LOSC, le projet a pris davantage de retard. « Le retard est simplement dû au fait que nos jeunes joueurs de qualité n'ont pas été encadrés la saison dernière, défend l'entraîneur nordiste. Aujourd'hui, les clubs sont obligés de vendre pour vivre. Et pour vendre, ils sont obligés de bien acheter. Et pour bien acheter, il faut acheter très tôt. Or, on peut se tromper. Ensuite, il faut développer le joueur, qui doit rester deux ou trois ans dans le club pour s'épanouir, comme l'a fait Monaco avec plusieurs joueurs. Mais la base de la réussite de ce genre de projet, c'est qu'il faut que ces jeunes soient encadrés par une colonne vertébrale avec des joueurs d'expérience. » Voilà pourquoi cet été, outre de jeunes joueurs à fort potentiel comme Jonathan Bamba, Mehmet Celik et Rafael Leão, les Dogues ont aussi recruté des cadres tels José Fonte, Loïc Rémy et Jérémy Pied.



Galtier veut s'inspirer de Jardim
Le reste, c'est une harmonie et un peu de talent. C'est là qu'intervient l'entraîneur, chargé de mettre en musique rapidement un orchestre qui n'a pas grand-chose en commun. A ce jeu-là, Leonardo Jardim fait des merveilles depuis quatre ans sur le Rocher et suscite l'admiration de ses pairs, Christophe Galtier en tête. « Monaco est une grosse cylindrée, un prétendant au titre, avec un entraîneur qui maîtrise les intersaisons avec une qualité incroyable, reconnait l'ancien entraîneur de Saint-Etienne. Il fait partie des grands entraîneurs, c'est un exemple à suivre dans sa façon de construire une équipe saison après saison. » Les deux hommes se connaissent bien et s'apprécient. Mais par-delà le respect et les ressemblances qui les unissent, il y aura ce samedi (20h00) un match qui permettra à l'une des deux équipes de débuter sa saison par deux victoires. « Les grosses cylindrées, il est parfois préférable de les prendre tôt dans la saison », sourit Christophe Galtier.

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