Guingamp n'a plus le choix et doit avancer pour se sauver

Guingamp n'a plus le choix et doit avancer pour se sauver©Media365

Rémi Farge, publié le mercredi 20 février 2019 à 10h25

Il s'en est fallu de quelques centimètres. Quelques centimètres avec lesquels Nolan Roux aurait vu sa tête rentrer dans le but lyonnais vendredi soir, ce qui aurait alors permis à Guingamp de ramener un point de Lyon (2-1). Un point qui aurait permis à l'En Avant d'avancer un tout petit peu en bas du classement, mais qui aurait surtout servi à stopper une très mauvaise série en championnat.

Car si dans les deux coupes, le club breton a remporté quatre matchs en 2019, il a perdu cinq de ses six rencontres de Ligue 1 depuis le début de l'année. Un parcours de relégable, de lanterne rouge, même. Bon dernier, Guingamp n'avance pas et voit la Ligue 2 se rapprocher mathématiquement. Avec 14 points à ce stade de la saison, jamais un club ne s'est sauvé dans l'histoire de la première division en France.

Un maintien historiquement bas en fin de saison ?

C'est dire si la mission maintien de Guingamp s'annonce compliquée. La chance des hommes de Jocelyn Gourvennec, c'est que ce maintien pourrait se jouer à un niveau historiquement bas en fin de saison. Car si le club costarmoricain n'avance pas, ce n'est pas plus le cas de Caen, Dijon ou Amiens, qui profitent seulement d'une première partie de saison moins catastrophique, pour ne pas dire plus aboutie. L'autre chance de l'En Avant, c'est qu'il possède un match en retard par rapport à ses concurrents (c'est aussi le cas de Dijon, mais face... au PSG).

Un match en retard à Bordeaux ce mercredi soir (19h00), l'ancien club de Jocelyn Gourvennec, bien décidé à revenir en conquérant au Matmut-Atlantique, un peu plus d'un an après son éviction. « Quand je travaillais comme consultant pour Canal+, j'ai vu pas mal de fois Bordeaux. Le match s'annonce ouvert et il faudra être plus efficaces que récemment. Il s'agit de produire le même contenu : de bien défendre ensemble, d'attaquer en nombre aussi. Mais il faut être encore meilleur », a insisté le coach guingampais en conférence de presse mardi.

Gourvennec et Kombouaré, bilans quasi identiques

Depuis son retour en Bretagne, celui qui avait emmené l'EAG en Ligue Europa il y a quatre ans ne s'est jamais séparé de cette positive attitude. Les contenus lui donnent plutôt raison, même si à l'arrivée, Guingamp perd 90% du temps, comme vendredi dernier contre l'OL. « On a existé et on méritait de prendre un point à Lyon. Maintenant, il faut que ça se matérialise par de bons résultats. Nous sommes prêts, ce qui n'était pas le cas avant Noël. Il y avait des choses à remettre en place », a-t-il répété avant d'aller en Gironde. Lui aussi a besoin d'améliorer son bilan. Car force est de constater qu'il n'est pour l'instant pas meilleur que celui d'Antoine Kombouaré. Ce dernier avait pris 6 points en 12 matchs. Son successeur, avec un match en moins, n'en a pris qu'un de plus. Loin d'être suffisant pour avancer.

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