L1 - Dijon : Comme l'a dit Rabiot, " c'est facile d'en mettre huit à Dijon " et voici pourquoi

L1 - Dijon : Comme l'a dit Rabiot, " c'est facile d'en mettre huit à Dijon " et voici pourquoi©Media365
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Julien Pereira, publié le vendredi 16 février 2018 à 07h00

La déclaration d'Adrien Rabiot après Real Madrid-PSG n'était pas qu'une punchline. Car oui, il est facile de mettre des buts à Dijon. Pourquoi ? Eléments de réponse.

Mercredi, après une folle soirée de Ligue des Champions opposant le Real Madrid au Paris Saint-Germain, les oreilles des Dijonnais ont sifflé. Pour exprimer son agacement après la défaite des siens face au double champion d'Europe en titre, Adrien Rabiot a rappelé qu'il était « facile d'en mettre huit à Dijon » pour mettre en exergue le manque d'efficacité du PSG sur la scène européenne. Le club bourguignon a pris la chose à la légère : « On a tout fait pour mettre les Parisiens en confiance avant leur match face au Real Madrid, a-t-il écrit sur Twitter. Et voilà comment ils nous remercient ! ». Le tweet est amusant. Mais la saillie du milieu de terrain était autant une vérité qu'une punchline. Face aux cadors, Dijon prend l'eau C'est même une évidence : 12eme de Ligue 1, le DFCO est aussi et surtout la pire défense du championnat, avec 48 buts encaissés en 24 rencontres, soit 2 par match en moyenne. C'est colossal. Face aux cadors de l'Hexagone, le tarif est encore plus élevé. Surtout à l'extérieur. A Marseille ou à Lyon, les Dijonnais en ont pris trois dans la besace. Ils n'ont que peu apprécié le grand huit au Parc des Princes et ce vendredi soir (20h45), ils affrontent les Monégasques, qui les avaient martyrisés... à domicile, avec un triplé de Radamel Falcao (1-4). Cette fois, le Colombien est absent puisqu'il se remet difficilement d'une blessure à la cuisse. Pour les Rouges, c'est une bonne nouvelle toute relative.Des problèmes sur coups de pied arrêtés ? Pas seulement... S'ils ont pris quelques valises cette saison, c'est avant tout parce que leur entraîneur, dont les idées de jeu comptent parmi les plus plaisantes de Ligue 1, a choisi de ne jamais renier ses principes, devant les gros poissons comme face aux autres équipes. Et pas seulement : « Ce n'est pas anodin d'aller à Paris et d'en prendre huit, a justement rappelé Olivier Dall'Oglio en conférence de presse ce jeudi. C'était en milieu de semaine, des garçons étaient fatigués et d'autres avaient été mis au repos. Nous sommes quand même obligés de le prendre en compte car prendre huit buts, c'est une réelle gêne ». Mais alors, comment justifier les autres valises ? « Au match aller (ndlr : face à Monaco), on avait pris des buts sur coups de pied arrêtés, s'est souvenu le coach bourguignon. C'est notre manque d'efficacité sur ces phases de jeu qui nous avait vraiment fait défaut ». Certes.Des individualités défaillantes, surtout Mais ce n'est pas une constante : depuis le début de la saison, Dijon a encaissé 8 pions sur ces phases de jeu. C'est moins que Marseille (11), Strasbourg ou Toulouse (9). En réalité, son indiscipline se traduit dans d'autres aspects. « Il faut être solide et concentré à 1000%, car cela se joue sur des détails », a rapporté Oussama Haddadi. Effectivement : la défense dijonnaise est particulièrement à la peine dans sa surface de réparation. Elle a subi huit penalties, trois de plus que toute autre équipe de L1. Pire, les hommes de Dall'Oglio paient aussi leurs failles individuelles. Le latéral Valentin Rosier est le joueur à vocation défensive qui a perdu le plus de ballons en championnat (29), et Cédric Yambéré est l'un des centraux rencontrant le plus de difficultés dans le duel aérien (36 perdus) cette saison. En 2018, Baptiste Reynet n'a décroché aucun « clean sheet ». Y parviendra-t-il à Monaco ? On a bien peur que non.

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