Ligue 1 : Lille et le PSG restent muets

Ligue 1 : Lille et le PSG restent muets©Media365
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Rédaction , publié le dimanche 20 décembre 2020 à 22h59

Pas de but dimanche soir, lors du choc pourtant tant attendu entre Lille et le Paris Saint-Germain (0-0), en clôture de la seizième journée de Ligue 1.

Après ses multiples accrocs contre les gros, Paris avait une réponse à donner face à Lille, ce dimanche soir, dans un duel au sommet avant les fêtes de fin d'année. Le club de la capitale s'était relancé en milieu de semaine en s'imposant contre Lorient (2-0), deux heures après le succès lillois à Dijon (2-0). Pour la bande à Tuchel, dompter cette équipe-là était une nouvelle occasion d'envoyer un signal fort avant de clore cette année si spéciale. Parce que le LOSC était leader au coup d'envoi. Parce que cette équipe est la plus clinquante de tous ses concurrents. Et parce qu'elle a un vrai mode opératoire.

Une fois de plus, l'entraîneur du PSG a dû rafistoler son onze, amoindri au coup d'envoi par les absences de Neymar (forfait) et Kylian Mbappé (sur le banc). Cela n'a pas empêché Thomas Tuchel de miser sur la continuité dans l'animation, avec le retour de Di Maria pour épauler Kean, et un milieu Gueye-Verratti-Rafinha mariant technicité et volume de jeu. En face, le LOSC avait conservé son habituel 4-4-2, Christophe Galtier alignant son duo Yazici-Yilmaz en attaque, avec Bamba et Ikoné en détonateurs excentrés.

Les premières minutes ont vite donné le ton, laissant place à une bataille acharnée dans l'entrejeu. Dans tout ce trafic, on décelait malgré tout deux stratégies bien distinctes entre les deux attaques les plus prolifiques de Ligue 1 : Lille tentait de s'appuyer sur ses circuits habituels pour attaquer la profondeur et mettre de la verticalité, avec une prise de risque importante pour mettre ses flèches sur orbite, quand le Paris Saint-Germain cherchait plus à étirer le bloc adverse en s'appuyant sur la qualité technique du duo Verratti-Rafinha en rampes de lancement.

Paris n'a pas trouvé la clé

On a vite senti, aussi, qu'Angel Di Maria avait des cannes. L'Argentin, qui traverse une période creuse depuis quelques semaines, est avide de temps de jeu. Ses déplacements entre les lignes, ses initiatives, ses contrôles, ses frappes soudaines ont permis aux Parisiens de maintenir la menace, là où Moise Kean était davantage dans la fixation pour user l'arrière-garde lilloise. Au final, c'est bien de Di Maria que les opportunités les plus franches sont venues dans ce premier acte. D'abord sur un centre précis pour la tête de Rafinha (25e), puis sur coup-franc enroulé qui a rasé la barre transversale, et enfin sur un nouveau coup de pied arrêté que Kimpembe a failli bonifier, butant sur un Maignan impérial (45e).

Quid du LOSC ? Les Dogues ont fait passer quelques frissons dans le dos de la défense parisienne, mais la lecture du jeu et le leadership de Marquinhos ont solidifié cette ligne défensive, avec une bonne gestion des espaces et une grande sérénité dans les relances. Paris commençait donc à prendre le contrôle des opérations, lentement mais sûrement, quand la mi-temps a été sifflée. Moise Kean l'a confirmé en se procurant une énorme opportunité dès le retour des vestiaires, mais l'Italien a vu le cadre se dérober sur sa reprise du droit sans contrôle après un centre au cordeau de Kurzawa (52e).

Pas de but, mais un tacle qui en vaut un

Puisqu'il manquait encore un petit quelque chose pour faire basculer ce match, Thomas Tuchel a sorti la carte Mbappé. Mais c'est un autre champion du monde, Presnel Kimpembe, qui a peut-être sorti le geste le plus marquant du match - entre de multiples gourmandises de Marco Verratti - quand le défenseur parisien a stoppé un contre express de Burak Yilmaz d'un merveilleux tacle glissé (78e). Une intervention à la saveur d'un but, puisqu'elle abrégeait une situation de supériorité numérique extrêmement dangereuse. A l'autre bout du rectangle vert, Kylian Mbappé, lui, avait des fourmis dans les jambes mais ses accélérations n'ont pas percé le bloc lillois. Lille a continué à contenir les vagues parisiennes jusqu'au bout.

Le Paris Saint-Germain reste donc à un point du LOSC et de Lyon, à trois jours de son dernier match de l'année, contre Strasbourg. Le leader, de son côté se déplacera à Montpellier pour conforter son fauteuil.

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