Ligue 1 : Le PSG finit fort

Ligue 1 : Le PSG finit fort©Media365
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Rédaction Media365, publié le mercredi 23 décembre 2020 à 22h53

Le Paris Saint-Germain n'a pas tremblé pour signer un succès facile contre Strasbourg (4-0). Le champion en titre passera les fêtes à la 3e place.

Un dernier baroud d'honneur pour conclure l'année comme il se doit : la mission du Paris Saint-Germain était claire, ce mercredi soir, contre Strasbourg au Parc. Absences ou pas, les champions de France en titre n'ont plus assez de marge pour se permettre un nouveau faux pas. Il faut déjà préparer le terrain, préparer 2021. Cela passait par un succès net et sans bavure contre une équipe strasbourgeoise mal embarquée, mais capable de tout.

Cet objectif étant fixé, Paris devait s'accommoder du contexte - encore et toujours. Une grande constante cette année. La bonne surprise du jour est venue de la titularisation inopinée de Kylian Mbappé, pour qui les vacances s'annoncent particulièrement salutaires après une première partie de saison embrumée. Et avec Neymar, Kimpembe, Florenzi, Bernat, Icardi, Sarabia ou encore Danilo sur le flanc, Paris pouvait presque dégager un onze de rêve avec ses joueurs forfaits. Au lieu de cela, Tuchel a encore dû bricoler en ressortant ce 3-5-2 articulé autour des deux milieux Verratti et Rafinha, précieux faiseurs de jeu. Di Maria, lui, accompagnait Mbappé devant.

Pembele, ça promet !

On a vite compris que les Parisiens ne prendraient pas ce match par-dessus la jambe. Sans être brillantissimes dans leur expression, les champions de France ont pris le pouls pendant dix minutes avant d'accélérer progressivement. Une domination accrue dans la tenue de balle, les mouvements et des décalages de plus en plus fréquents. Sur l'un d'eux, Marquinhos, monté aux avant-postes, aurait pu forcer le verrou strasbourgeois sur une belle combinaison avec Mbappé avant que sa reprise ne soit repoussée par Kawashima (14e). Mais dans la foulée, le portier visiteur a été moins heureux en relâchant une frappe de Di Maria pour laisser le champ libre au jeune Pembele, qui ne s'est pas fait prier pour débloquer son compteur en pro du haut de ses 18 printemps (1-0, 18e).

Il faudra d'ailleurs se pencher sur la progression de ce gamin, qui se présente comme une option vraiment crédible à droite. Car si Dagba était censé occuper le flanc sur la feuille de match, c'est bien l'autre titi qui a pris le couloir pour prendre part à l'animation offensive, avec la personnalité et le zeste d'audace qui va bien. Dans le rang des satisfactions, on rajoutera une nouvelle fois le classieux Rafinha, déconcertant de simplicité et de fluidité. L'ancien Barcelonais aurait pu inscrire un petit bijou mais il a buté sur Kawashima après un slalom en solitaire (29e). Bref, Paris en gardait sous le pied, mais gérait son affaire.

En face, Strasbourg n'avait pas franchement innové en se présentant dans une sorte de 5-3-1-1 ultra-défensif, comme pour envoyer un premier message. Ce plan vaut ce qu'il vaut, mais il n'a plus du tout la même portée quand le verrou a sauté. Les hommes de Thierry Laurey ont au moins eu le mérite d'inquiéter un peu les Parisiens dans la verticalité, avec les appels et le jeu de fixation d'Ajorque et surtout la technique en mouvement de Bellegarde, qui aurait pu doucher le Parc sur une percussion en début de match (11e). Mais l'écart était trop important. Dans tous les compartiments du jeu.

Le PSG facile, Kylian Mbappé retrouve le sourire

Cela s'est encore confirmé dans un second acte géré tranquillement par les Parisiens. Un peu trop tranquillement même, parfois. Malgré une domination très nette, les champions de France ont poursuivi ce match au petit trot sur certaines séquences, avant de remettre le pied sur l'accélérateur dans le dernier quart d'heure. Rafinha a continué à régaler mais le break est intervenu par Kylian Mbappé, à la réception d'un caviar de Di Maria après une erreur strasbourgeoise (2-0, 80e). Ce 12e but du champion du monde en Ligue 1 lui a redonné le sourire avant de céder sa place à Moise Kean pour la fin du match. Un coaching payant puisque l'Italien a clos la marque dans les arrêts de jeu (4-0, 90e+1), après qu'un autre entrant, Idrissa Gueye, ait trouvé l'ouverture sur une frappe lumineuse à mi-distance (3-0, 89e).

Paris passera donc les fêtes à la 3e place pour aborder 2021 dans la position du chasseur, derrière Lille et Lyon - fait assez rare pour être souligné. Rien de tel pour renforcer l'appétit, dans cette période où la faim se fait pressante. La suite du marathon s'annonce passionnante.

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