Jérémie Baron, Media365 : publié le dimanche 17 mai 2026 à 22h16
La dernière soirée du FC Nantes en Ligue 1 a viré au chaos. Opposés au Toulouse FC ce dimanche soir lors de la 34e journée, les Canaris ont vu leur rencontre définitivement interrompue après de graves incidents en tribunes et une invasion de terrain à la Beaujoire.
Un désastre de bout en bout : la saison du FC Nantes était déjà à jeter aux oubliettes, mais sa conclusion sera elle aussi bien triste. Alors que les Canaris, avant-derniers et déjà condamnés à la Ligue 2, disaient adieu à l'élite ce dimanche devant un public désabusé, et que Vahid Halilhodžić - honoré en avant-match - bouclait pour de bon sa carrière sur les bancs de touche, la Brigade Loire a décidé que cette rencontre face à Toulouse n'irait pas à son terme. Ainsi, les ultras nantais, cagoulés et chauffés à blanc, sont descendus de leur tribune aux alentours de la 22e minute, envahissant la pelouse en balançant fumigènes - noirs, comme un symbole mortuaire - et autres projectiles. Une manière bien peu diplomate de blâmer le bilan désastreux du FCN cette saison, mais aussi de pointer du doigt, une énième fois, la gestion du club par la famille Kita - le père Waldemar, propriétaire et président, et son fils Franck, directeur général.
Comme en 2007
Les 22 acteurs ont immédiatement pris la direction du tunnel, et n'en sont jamais ressortis : après une cellule de crise et une grosse demi-heure d'attente, l'arbitre Stéphanie Frappart a annoncé que ce match, qui n'avait jusqu'ici offert qu'une occasion franche de chaque côté (Santiago Hidalgo sur Anthony Lopes à la 12e, Rémy Cabella sur Guillaume Restes à la 16e) ne reprendrait pas, pour des questions de sécurité, et ce malgré une situation revenue au calme entre temps. Et c'est sans doute la dernière image que l'on verra du FC Nantes en Ligue 1, avant une hypothétique remontée dans les années à venir. Les Violets, eux, devraient voir les trois points leur revenir, alors qu'ils n'avaient plus grand chose à jouer à l'occasion de cette dernière journée. Comme en 2007, la Beaujoire dit au revoir à la Ligue 1 contre Toulouse, sur un envahissement de pelouse et un match arrêté. Et le plus inconsolable restera sans doute coach Vahid, qui aura tenté de parlementer avec les envahisseurs, en vain, avant de quitter la scène la tête basse et les yeux embués.













