Jean Canesse, Media365 : publié le jeudi 18 juin 2026 à 15h53
Au lendemain du décès de l'entraîneur brestois, le capitaine du SB29 s'est exprimé pour évoquer l'état du groupe.
Brendan Chardonnet a accepté de répondre aux questions de L'Equipe, lors d'une interview publiée ce jeudi, au lendemain du décès d'Eric Roy (58 ans) des suites d'un cancer. Désigné « porte-voix des joueurs », le capitaine finistérien a confié la tristesse du groupe brestois, désirant aussi rendre hommage au technicien. « Ça a été un grand choc. Même si on savait qu'il était malade et que ce n'était pas la grande forme, on était loin de s'imaginer que cette nouvelle allait arriver à ce moment-là », a-t-il témoigné.
« C'est assez soudain car il était pudique sur sa maladie, et puis ce sont les vacances, ça fait un mois qu'on ne s'est pas vus, on ne l'a peut-être pas vu se dégrader, a poursuivi le défenseur central de 31 ans. C'est le choc pour tout le monde. Car, comme on le sait, le coach était proche de ses joueurs. Et personne n'est préparé à ça. » Selon Chardonnet, Eric Roy « n'a jamais voulu parler de sa maladie publiquement ou même devant le groupe », même si, fin mars, il avait convoqué quelques joueurs pour évoquer sa situation.
« Nos états d'âme, ce n'était pas le moment »
« Il nous a annoncé que c'était un peu plus compliqué pour lui ces temps-ci, qu'il avait du mal à mettre la même énergie dans les séances d'entraînement. On le comprenait totalement, confie-t-il, avant de poursuivre. Ce n'était alors pas facile de réagir, mais on lui a dit qu'on allait prendre les choses en main, essayer de l'aider comme on pouvait pour gérer le groupe. Et faire passer le message subtilement que, pour les états d'âme des uns ou des autres, ce n'était vraiment pas le moment. »
Brendan Chardonnet garde par ailleurs « ses expressions de joie » en mémoire, « lui en train de savourer les victoires », mais aussi ses qualités d'homme et d'entraîneur. « Il arrivait à transmettre quelque chose pour toucher l'aspect mental, émotionnel, et ça te donnait un supplément d'âme. C'était ça qui ressortait, le côté homme, se souvient le défenseur tricolore. Mais il ne faut pas oublier non plus l'aspect technicien. Si on a réussi à finir aussi haut (3e en 2024, ndlr), c'est qu'il connaissait le football parfaitement. »
« Son aventure au Stade Brestois a été l'un des plus beaux moments de sa vie. Elle lui a donné une énergie, une joie, une raison de continuer, y compris dans les moments les plus difficiles », avaient écrit pour leur part les proches d'Eric Roy, ce mercredi, lors de leur communiqué publié sur Instagram.














