Juba Touabi, Media365, publié le mercredi 17 septembre 2025 à 20h54
À l'heure où le football français vacille sous le poids de la crise des droits télévisés, le Stade Brestois fait figure d'élève studieux. Et Denis Le Saint veut que ça le reste.
Fort d'une qualification historique en Ligue des champions en 2024, le club finistérien affronte désormais un défi de taille : continuer à progresser en évitant une baisse drastique des finances. Dans un communiqué de presse, le président du Stade Brestois a expliqué sa feuille de route pour les prochaines années.
En l'espace de deux ans, les recettes télévisées du Stade Brestois ont connu une chute spectaculaire, « Nos revenus liés aux droits TV nationaux, versés par la LFP, sont passés de 42,5 M€ en 2023-2024, à 8,7 M€ en 2024-2025, et à 4,5 M€ sur l'exercice 2025-2026 », a indiqué le patron de la formation bretonne. Comme beaucoup de ses homologues de Ligue 1, Brest doit désormais composer avec un modèle économique à réinventer.
Denis Le Saint mise sur la prudence
La saison 2023-2024 a offert un court répit : 50 millions d'euros engrangés grâce à la Ligue des champions. Mais plutôt que de céder à l'euphorie, les dirigeants ont opté pour la prudence. « La moitié de ces gains a été alors utilisée pour augmenter le budget de la saison afin d'être compétitif. De plus, il est important de rappeler que certaines dépenses nouvelles ont également accompagné notre épopée » a ajouté Denis Le Saint. Il a également précisé que près de 20 millions ont été affectés au renforcement des fonds propres, préparant le club aux tempêtes futures.
Les départs de joueurs majeurs comme Lilian Brassier, Mahdi Camara ou Pierre Lees-Melou ont rapporté environ 25 millions d'euros. Pourtant, le mercato estival s'est révélé particulièrement sobre. Aucun pari hasardeux. Encore une volonté de la direction d'assurer le maintien en Ligue 1 sans compromettre l'équilibre financier.














