Que deviens-tu, Julien Faubert ?

Que deviens-tu, Julien Faubert ?©Panoramic, Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 05 janvier 2022 à 20h46

On se souvient surtout de Julien Faubert pour ses apparitions éclair en équipe de France et/ou au Real Madrid. Lié essentiellement aux Girondins de Bordeaux, où il a joué cinq ans, le voilà désormais entraîneur adjoint en National 2.



Il a raconté des dizaines, des centaines de fois son but en équipe de France pour sa seule sélection, en Bosnie (1-2) en août 2006, avec le n°10 tout juste laissé vacant par Zinedine Zidane. Il a presque autant parlé, si ce n'est plus, de son improbable transfert vers le Real Madrid en 2009 (prêté par West Ham, il n'y a joué que deux matchs). Julien Faubert, revenu à Bordeaux de 2013 à 2015, a enchaîné ensuite des aventures exotiques, à Kilmarnock (Ecosse), Turku (Finlande) et même Bornéo (Indonésie), avant de revenir à Fréjus-Saint-Raphaël pour achever sa carrière en 2019.

"On échange beaucoup, Wallemme est énormément dans le partage"

Dans le tumulte, d'abord, comme l'annonçait en janvier 2020 son président Alexandre Barbero (pour RMC) : "A la base, il était venu pour jouer, mais d'un commun accord on a préféré que ce ne soit pas le cas. On a donc décidé qu'il devienne éducateur, tout en donnant un coup de main avec l'équipe première, pour se servir de son expérience. Mais quand on traverse des moments difficiles en championnat, ça pose problème d'avoir trop de personnes sur le banc. J'ai donc préféré qu'il retourne s'occuper de la réserve, pour le moment."

Morgan Amalfitano, à l'époque, était lui directeur sportif et se faisait carrément virer du club. Désormais âgé de 38 ans, Faubert a ensuite passé une saison à entraîner les U17 du club varois, avant d'être promu adjoint cet été de Jean-Guy Wallemme sur le banc de l'équipe première. Ce dernier, au moment de la promotion de Faubert, disait l'avoir "observé" (pour Var-Matin) : "Je l'ai vu faire ses premiers pas aux côtés des éducateurs du club, j'ai aimé son humilité."


Alors tout juste détenteur du BEF (Brevet d'entraîneur de football), l'ancien international rendait la pareille : "C'est toujours beaucoup plus facile avec un ancien joueur, car on parle le même langage. On échange beaucoup, il est énormément dans le partage. Je suis là pour l'épauler et apprendre. Pour moi, un adjoint fait avant tout le lien entre le vestiaire et le coach." La montée en National sera difficile, avec une sixième place à dix points de GOAL (Grand Ouest Association Lyonnaise) à mi-saison, alors que la Coupe de France s'est arrêtée dès le cinquième tour à Istres (N3), aux tirs au but.

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