Sneijder, le Hollandais qui ne vole plus

Sneijder, le Hollandais qui ne vole plus©Media365
A lire aussi

Rédaction , publié le vendredi 27 octobre 2017 à 11h14

Arrivé comme tête de gondole du dernier Mercato estival de Nice, Wesley Sneijder n'a pas eu le rayonnement espéré en trois mois. Enfin titulaire contre la Lazio Rome la semaine dernière, le chemin est encore long pour le Néerlandais avant de se fondre complètement dans le moule niçois.

En rentrant à la mi-temps du match contre Strasbourg (défaite 2-0), Wesley Sneijder a rappelé à tout le monde qu'il était bien toujours un Niçois. Après une titularisation en Europa League contre la Lazio, le Néerlandais a donc enchaîné un deuxième match de suite, chose qui ne lui était plus arrivée depuis le 26 août dernier. Après être arrivé comme tête de gondole du Mercato niçois, il a payé la défaite contre Amiens (3-0) dès son deuxième match. A court de physique, l'ancien Madrilène a donc été « puni » par Lucien Favre. Réputé pour ne pas prendre de pincettes, l'entraîneur helvète a donc choisi de laisser le meneur sur le carreau, histoire de retrouver la forme. « Il était en retard dans sa préparation. C'est difficile pour lui d'accepter ça, logiquement. Si j'étais joueur, ce serait la même chose pour moi. Après, il est tout le contraire d'être bête. Il comprend la situation, même si c'est dur pour lui. Je suis convaincu qu'on aura besoin de lui tôt ou tard. »
Un changement tactique fatal
Seulement, en mettant sur le flanc l'ancienne idole de l'Inter, Favre a aussi réorganisé son équipe. Fini le 4-2-3-1 et place au 4-4-2. Un changement tactique qui a porté ses fruits puisque les Niçois ont alors enchaîné 3 victoires et un nul lors du mois de septembre. Pendant ce temps-là, Sneijder a rongé son frein à coup de séance physique et de non-retenue dans le groupe. « Il a eu une blessure. Il est petit à petit de plus en plus prêt. Maintenant, il y a un système de jeu en 4-4-2 qui s'est établi entre-temps. Lui, il préfère jouer 9,5. Et pour l'instant, on est plutôt en 4-4-2. Voilà, c'est expliqué », tentait de se justifier Favre fin septembre. Attendu comme l'un des leaders techniques de la formation, Wesley Sneijder a néanmoins refait son apparition dans le groupe niçois et s'est même offert une titularisation à Rome avec à la clé une passe décisive. A l'issue du match, Lucien Favre se voulait rassurant. « C'est satisfaisant. Il devait se mettre entre les lignes, derrière Mario. Ce n'était pas facile de trouver des espaces. Il est parfois revenu chercher des ballons trop bas, du coup, il nous manquait plus haut. Mais c'était OK pour le reste ».
Une mauvaise passe pour se relancer ?
Après avoir réussi des coups avec les arrivées de Dante, Belhanda, Ben Arfa ou Balotelli ces deux dernières années, l'attente est donc forcément plus forte pour les dirigeants. Mais, à l'heure actuelle, le décalage entre les qualités de l'international néerlandais et le projet niçois semble profond même si on se veut optimiste dans les hautes instances du club. « On a eu l'opportunité de le faire et c'est un choix que tout le monde a validé, assure le président Rivère. On jouait alors dans un système avec un dix. On compte sur Wesley. Il va jouer et trouver sa place. Les choses sont évolutives dans le foot. Il a une superbe mentalité, même si c'est difficile pour lui. » Alors que les Niçois repassent une zone de turbulence (3 défaites en L1) et affrontent le PSG ce vendredi, Sneijder serait bien avisé de redevenir ce « Hollandais volant ».

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU