Saint-Etienne : Une crise pas si récente

Saint-Etienne : Une crise pas si récente©Media365
A lire aussi

Rédaction , publié le mercredi 20 décembre 2017 à 10h21

La défaite contre Monaco le week-end dernier a plongé Saint-Etienne dans les entrailles de la Ligue 1. A la mi-saison, le club traverse une crise sportive et institutionnelle, à l'image des heurts qui ont suivi la rencontre contre les Monégasques.

C'est un club en perdition qui est en train de s'enfoncer de plus en plus dans les bas-fonds de la Ligue 1 en même temps que dans la crise. L'AS Saint-Etienne est au bord du gouffre et personne ne sait vraiment comment le club va s'en sortir. Petit retour en arrière d'une crise prévisible. En mai dernier, Christophe Galtier a donc choisi de rendre son tablier de chef après 9 années de bons services où il a réussi à replacer le club de Loire parmi les écuries qui comptent en Ligue 1. La manière n'a pas tout le temps été là mais les résultats ont donné raison au Marseillais. Seulement, malgré le lustre d'antan et des résultats actuels plus qu'honorable, les Verts n'ont pas réussi à opérer la bascule qui leur aurait permis de franchir un palier. L'après Galtier était redouté, et l'optimisme du début de saison (3 victoires) a vite fait place aux nuages d'une succession et d'un héritage durs à assumer. Seulement, ce n'est pas une surprise et le désastre de Noël a trouvé ses prémisses en plein été. Avec une politique salariale et budgétaire stricte, le club s'est fermé lui-même des portes et a donc essuyé bon nombre de revers de la part de coach. Kombouaré, Vieira, Celestini, Dupraz, Puel ont été sondés mais sans suite. Finalement, c'est Oscar Garcia qui a raflé la mise. Des problèmes avec Garcia dès juillet S'il a depuis quitter le navire après une déroute dans le derby, le technicien espagnol n'est pas le seul à blâmer dans la situation actuelle des Verts. Bien évidemment, il a une part de responsabilité à l'image des incompréhensions de ses joueurs au niveau tactique mais le divorce n'avait là aussi rien d'une surprise. Quelques semaines après sa prise de fonction, L'Equipe assurait que Garcia était tombé des nues au moment de voir l'organisation générale du club durant la préparation estivale. Il a eu aussi le malheur de vouloir faire de Saint-Etienne un « mini Barça » sans en avoir les joueurs. Ses trois victoires en autant de journées au début du championnat lui ont donné du crédit mais en trompe l'œil. Les prétentions de l'ancien coach de Salzbourg étaient trop élevées pour un club qui n'était pas prêt à faire sa transition. Ce n'est pas l'intronisation de Julien Sablé à la tête du club du Forez qui a changé quelque chose. Au contraire, l'ancien milieu de terrain de la maison s'est offert un triste record avec 6 défaites pour ses 6 premiers matchs dans son club de cœur. La provoc plutôt que l'apaisement pour Romeyer Propulsé sur le devant de la scène, Sablé est aussi le reflet de la guerre interne qui est en train mener le club à sa perte, relative pour le moment. Le duo Romeyer-Caiazzo qui faisait la force du club dix fois champion de France au moment du renouveau il y a plus d'une décennie n'a plus sa splendeur. Le premier cité a pris toute la lumière, peut-être un peu trop. Son omniprésence aurait poussé Galtier à stopper son aventure et c'est lui qui aurait promu Sablé, un de ses fidèles, plutôt que Laurent Battles, entraîneur de la réserve. Surtout en pleine tempête, Romeyer ne s'érige pas comme un paratonnerre mais rajoute de l'huile sur le feu. Sa sortie contre l'arbitre de la rencontre contre Monaco - « T'es une grosse merde » - en est la preuve. Il a beau s'être excusé à l'issue du match, son attitude ne fait que renforcer le mal profond dans lequel sont englués les Verts. Même les supporters semblent avoir rendu les armes et l'affrontement contre des policiers vendredi dernier est certainement la goutte de trop. Une défaite contre Guingamp mercredi soir et Saint-Etienne pourrait bien exploser de toute part au moment des fêtes

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU