PSG-OM : Une fête sans masque ni gestes barrières à Marseille

PSG-OM : Une fête sans masque ni gestes barrières à Marseille©Media365

Paul Rouget : publié le lundi 14 septembre 2020 à 10h19

Après la première victoire de l'OM contre le PSG depuis 2011, de nombreux supporters phocéens ont célébré ce succès à Marseille sans prendre beaucoup de précautions, alors que leur département est très touché par le coronavirus. Le ministre de l'Intérieur n'a pas apprécié...

 

Une victoire "historique" pour Andre Villas-Boas. Pour la première fois depuis 2011, l'OM, vainqueur 1-0 au Parc des Princes dimanche soir à l'issue d'un match houleux, a réussi à battre le PSG, et n'a pas gâché son plaisir. Au coup de sifflet final, Dimitri Payet, qui avait lancé la rencontre en chambrant le grand rival parisien après sa défaite en finale de la Ligue des champions contre le Bayern Munich (0-1), a même effectué quelques pas de danse sur la pelouse pour fêter ce succès acquis grâce à un but de Florian Thauvin à la demi-heure de jeu. 

Et les supporters phocéens n'étaient évidemment pas en reste. Après avoir déjà beaucoup célébré le revers des Parisiens contre le Bayern, ils sont descendus dans les rues de la ville pour fêter comme il se doit cette victoire. Notamment sur la Canebière, où ils étaient plusieurs milliers à communier. Sauf que beaucoup d'entre eux ne portaient pas de masque de protection et ne respectaient pas les gestes barrière. Et ce alors que les Bouches-du-Rhône sont très touchées par le coronavirus. Avec un taux d'incidence de 192 cas pour 100 000 habitants lors de la semaine qui vient de s'achever, le département est celui où le Covid-19 est actuellement le plus virulent, devant la Gironde (154) et Paris (143), avec une hausse de 27,5% par rapport à la semaine précédente. 

Darmanin n'a pas aimé

Si le Premier ministre Jean Castex a évoqué vendredi "une évolution préoccupante des contaminations ainsi qu'un taux élevé d'hospitalisation" à Marseille, mais aussi à Bordeaux ou en Guadeloupe, pour Philippe Brouqui, professeur en infectiologie à l'IHU Méditerranée Infection, ces chiffres "ne sont pas dramatiques", déclare-t-il à RTL : "Il ne faut pas confondre le nombre de cas avec le nombre de décès. Une épidémie de maladie pas grave, c'est plutôt bien, ça entraîne une immunité collective. Le nombre de décès actuel ne dépasse pas le nombre de décès que l'on peut avoir avec la grippe." 

Pour le ministre de l'Intérieur, ces scènes de liesse collective n'ont pas lieu d'être dans le contexte actuel. "Plusieurs préfets dont celui des Bouches-du-Rhône auront l'occasion de proposer au gouvernement des mesures de restrictions supplémentaires pour pouvoir éviter des rassemblements comme celui-ci", a tonné Gérald Darmanin lundi matin sur LCI.

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