PSG : La signature de Messi contestée devant la justice européenne

PSG : La signature de Messi contestée devant la justice européenne©Panoramic, Media365
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Axel Allag, Media365, publié le mardi 18 octobre 2022 à 18h40

Ce mardi, un socio et des supporters français du FC Barcelone ont dénoncé devant la justice de l'Union Européenne la légalité du transfert de Lionel Messi au Paris Saint-Germain en 2021.


Le transfert de Lionel Messi au PSG, survenu lors de l'été 2021, revient sur le devant de la scène, comme le rapporte l'AFP. Ce mardi, la "capacité à peser" possédée par un socio et des supporters français du FC Barcelone a été mise en avant alors que ceux-ci ont contesté la légalité du mouvement devant la justice de l'Union Européenne. Le centre du problème est le transfert du natif de Rosario vers le club de la capitale, propriété d'un fonds d'investissement qatari, sur fond d'application jugée "hétérogène" des règles de l'UEFA.

Un verdict attendu dans plusieurs mois

Défendus par l'avocat franco-espagnol Juan Branco, les plaignants estiment eux que le PSG n'a pu réaliser cet achat qu'à la faveur du report en France (à mai 2023) de l'application des règles de fair-play financier de l'UEFA, ce qui à leurs yeux s'assimile à une aide d'Etat. Ces mêmes règles qui, alors qu'elles s'appliquaient du côté de l'Espagne, "ont contraint le FC Barcelone à se séparer de Messi", engendrant donc "une distorsion de concurrence dont a profité le PSG".

Initialement, c'est la Commission européenne qui était censée enquêter sur cette présumée aide d'État, d'après maître Branco. Toutefois, face au refus de l'instance, les plaignants ont dû se tourner vers le Tribunal de l'Union européenne basé à Luxembourg. Si Branco a notamment dénoncé une "financiarisation rampante" du football ce mardi lors de l'audience ; Bruno Stromsky, du service juridique de la Commission, a réfuté ces arguments : "Les disparités dont se plaignent les requérants ne relèvent pas des aides d'État", a-t-il estimé. Par ailleurs, il a indiqué qu'il n'y avait "aucun contrôle juridictionnel" ni recours possible d'un particulier face à la décision de l'exécutif européen de ne pas enquêter. Il faudra patienter concernant la décision du tribunal de l'UE car elle n'est pas attendue avant plusieurs mois.

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