Paul Rouget, Media365 : publié le lundi 13 avril 2026 à 11h05
Benoît Bastien est entré dans l'histoire de la Ligue 1 dimanche soir. Pour la première fois, le public du Groupama Stadium a pu entendre l'arbitre d'un match justifier sa décision au public à l'occasion d'OL-Lorient.
Neuf jours une première expérience de sonorisation de l'arbitre lors de PSG-Toulouse, qui avait tourné court puisqu'Eric Wattelier n'avait eu aucune décision à expliciter oralement, un deuxième test a été effectué dimanche soir au Groupama Stadium, lors de la victoire de l'Olympique Lyonnais face à Lorient dans le cadre de la 29e journée de Ligue 1 (2-0).
En seconde période, alors que, notamment grâce à l'entrée d'Endrick à la pause, les Gones s'étaient détachés sur des buts de Roman Yaremchuk (49e) et Corentin Tolisso (56e), Bamba Dieng s'est retrouvé au sol dans la surface, suite à une poussette de Diego Moreira. Benoît Bastien, l'arbitre de cette rencontre n'a d'abord pas réagi, avant d'être appelé par l'assistance vidéo.
Pantaloni : « C'est un peu scénarisé »
Après avoir revu l'action sur l'écran de contrôle situé au bord du terrain, l'officiel est revenu sur la pelouse pour faire connaître sa décision. Et, pour la première fois de l'histoire du championnat de France, il s'est adressé directement au public. « Après visionnage d'une situation de potentiel penalty : au préalable, faute du numéro 77 de Lorient (Panos Katseris, ndlr). Décision finale : pas de penalty, coup franc », a ainsi déclaré Monsieur Bastien, sous les applaudissements d'un public qui aurait évidemment réagi différemment s'il avait accordé le penalty.
Une sonorisation réclamée par les joueurs mais qui n'a pas convaincu tout le monde, à l'image de l'entraîneur des Merlus. « La manière dont ça s'est passé est un peu surprenante. Je ne m'attendais pas à ça. C'est vrai que c'est un peu scénarisé et ça prend un peu de temps aussi. C'est à destination des spectateurs parce que je n'ai rien entendu de l'explication », a ainsi déploré Olivier Pantaloni en conférence de presse.














