OM : Villas-Boas explique le succès des entraîneurs portugais

OM : Villas-Boas explique le succès des entraîneurs portugais©Media365
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Thomas Siniecki : publié le mercredi 29 juillet 2020 à 21h28

Artur Jorge a ouvert la voie, José Mourinho l'a définitivement tracée : tel est le résumé d'André Villas-Boas à propos de l'évolution des techniciens portugais dans le football européen, au fur et à mesure des années.



André Villas-Boas est un nouvel exemple d'entraîneur portugais qui a su s'exporter, avec une deuxième place de Ligue 1 à l'Olympique de Marseille dès sa première année sur le banc phocéen. Pour lui, il y a une sorte de profil idéal du technicien lusitanien : "Notre capacité d'adaptation à différents environnements nous a permis de nous imposer. Nous avons aussi fait appel à notre sagesse, à notre étude du jeu et à notre capacité à diriger une équipe et à communiquer. Artur Jorge et José Mourinho ont été les premiers grands ambassadeurs des entraîneurs portugais à l'étranger, c'est certain, ça nous a permis d'ouvrir des portes dans le monde entier. Après, il faut réussir, et c'est ce qui nous caractérise. Un peu comme les entraîneurs néerlandais, il y a quelques années..."

"Bâtir sur des bases solides, c'est pour ça qu'on est respectés"

Les Pays-Bas ont en effet connu et offert à l'Europe des Johan Cruyff, Louis van Gaal, Guus Hiddink ou Frank Rijkaard, qui a su relancer le Barça avec Ronaldinho sous ses ordres (victoire en Ligue des Champions en 2006, notamment). Chez les Portugais, on pourrait aussi citer, bien sûr, Leonardo Jardim, Jorge Jesus (parti avec réussite au Brésil, au Flamengo, il vient de revenir au Benfica ), Sergio Conceiçao ou le sélectionneur champion d'Europe Fernando Santos.

"Cette image de réussite est désormais associée aux coachs portugais, conclut Villas-Boas. On sait s'adapter, venir dans un club et s'y imposer. Bâtir aussi des équipes performantes sur des bases solides, c'est sans doute une de nos marques de fabrique. C'est principalement pour ça qu'on est respectés dans le monde entier." Quand Villas-Boas est arrivé à Marseille, ses échecs passés à Chelsea puis Tottenham (de 2011 à 2013), après son éclosion à Porto, charriaient pourtant un certain doute autour de lui.

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