Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 10 avril 2026 à 11h13
L'OM change de patron. Alban Juster n'aura donc assuré qu'un bref intérim après Pablo Longoria, c'est désormais le tour de Stéphane Richard, même si ce ne sera réellement effectif que la saison prochaine.
La rumeur a pris de l'épaisseur jeudi, elle n'a pas mis longtemps à être officialisée avec la conférence de presse du propriétaire Frank McCourt vendredi en fin de matinée, sa deuxième seulement en dix ans : c'est bien Stéphane Richard, l'ancien PDG d'Orange, qui devient le nouveau président de l'Olympique de Marseille. "Marseille a besoin d'un très fort leader avec une expérience exécutive, surtout dans le moment présent avec beaucoup de défis à affronter pour le football français, quelqu'un qui connaisse Marseille et qui y a vécu", démarre le milliardaire américain dans sa présentation de Stéphane Richard, qu'il connaissait depuis un moment "à l'époque d'Orange" : "Quand j'ai étudié les différents candidats et que j'ai compris qu'il était intéressé, il cochait toutes les cases. La décision était assez simple pour moi, au final. On a été capables de tout faire de manière rapide et efficace. L'OM a besoin de ce leadership pour ramener la sérénité et le calme au sein du club."
"Mes deux amours, Marseille et le foot"
L'intéressé fait part de son honneur et sa grande émotion, avec la convergence de ses deux passions que représentent Marseille et le football. Il rappelle avoir passé son bac dans la cité phocéenne, avant de monter vers la capitale pour ses études : "Je me souviens les ricanements quand je disais que je venais de Marseille. J'ai gardé des liens très forts avec cette ville, ma seule maison est à Marseille et j'y ai beaucoup d'amis, je connais intimement cette ville et je sais ce que représente l'OM. Toute la ville pense et respire pour l'OM. Je suis footeux, j'ai suivi toutes les épopées du club. Réunir mes deux amours, Marseille et le foot, c'est une sorte de dream job."
Sa prise de poste officielle interviendra toutefois en juillet, le temps d'une transition avec Alban Juster et Medhi Benatia. Ce qui ne l'empêche pas de clamer d'ores et déjà que la Ligue des champions est capitale, tout comme la reprise du dialogue avec les supporters. Il sera bel et bien mêlé au processus de décision dès ce printemps. "Je ne crois pas à la malédiction du président", conclut celui qui compte bien s'impliquer sportivement même s'il s'appuiera sur des profils plus aguerris que lui aux spécificités du ballon rond.












