OM : Mandanda sous le choc

OM : Mandanda sous le choc©Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le lundi 23 août 2021 à 15h51

Après les incidents qui ont entraîné l'interruption du match entre Nice et l'OM dimanche soir, Steve Mandanda a justifié la décision des Marseillais de ne pas reprendre : "On ne se sentait pas en sécurité."



Il en a pourtant vu d'autres, Steve Mandanda, depuis son arrivée à l'Olympique de Marseille il y a 14 ans. Mais le portier tricolore avoue avoir été "choqué" par les incidents qui se sont déroulés dimanche soir à l'Allianz Riviera, entraînant l'interruption définitive de la rencontre de clôture de la 3e journée de Ligue 1 entre Nice et l'OM. Les Aiglons menaient 1-0 à un quart d'heure de la fin quand Dimitri Payet a été heurté par une bouteille venant des tribunes. De colère, il l'a renvoyée, et certains supporters niçois sont alors descendus sur la pelouse pour en découdre. "On est très clairement choqués par ce qu'il s'est passé. Que les supporters puissent entrer comme ça sur le terrain, c'est inadmissible. Il y a eu déjà pas mal de choses au début, beaucoup de jets de bouteilles, constate le gardien olympien sur le site de son club. Déjà à Montpellier, Valentin (Rongier) a été touché. Aujourd'hui, moi j'ai été souvent visé dès le début du match, ensuite c'est arrivé sur Dimitri (Payet). C'est ce que j'ai dit au délégué : pour nous, joueurs, il n'y avait plus de sécurité."

"Notre sécurité, c'est le plus important"

"On s'est retrouvé en danger parce que pas mal de nos joueurs ont été visés et touchés. Quand on voit qu'il y a entre 500 et 1000 supporters qui entrent sur le terrain pour nous agresser, c'est quelque chose qu'on ne peut pas tolérer. Pour toutes ces raisons, on ne peut pas retourner sur le terrain. Les arbitres étaient d'accord avec nous parce qu'ils estimaient que la sécurité n'y était pas. Le délégué a répondu qu'après discussion avec le préfet et les services de police, ils estimaient que c'était possible. Je leur ai dit qu'ils n'ont pas vécu ce qu'on a vécu sur le terrain et le préfet n'était pas là pour voir ce qui nous est arrivé. Notre sécurité, c'est le plus important, mais on ne se sentait pas en sécurité", a poursuivi le capitaine de l'OM. Des propos qui rejoignent ceux de son président, Pablo Longoria, dont l'homologue niçois a pour sa part rejeté la faute sur ses adversaires. "Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est la réaction de deux joueurs marseillais qui ont rejeté ces bouteilles et d'autres bouteilles sur la tribune de nos supporters", avait ainsi déclaré Jean-Pierre Rivière en conférence de presse à l'issue de la rencontre, confiant également "ne pas comprendre" la décision des Marseillais, qui n'ont pas voulu reprendre le match. Deux présidents qui devraient s'en expliquer mercredi devant la commission de discipline de la LFP.

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