Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 24 avril 2023 à 14h20
C'est ce qu'on appelle le mal du pays. Arrivé à Marseille à 22 ans, Vitinha n'avait encore jamais quitté le Portugal et toutes ses racines. Se livrant à coeur ouvert, il ne cache pas que c'est une explication à ses débuts très compliqués.
Vitinha est seulement entré en fin de match dimanche à Lyon (1-2), preuve que son doublé de la semaine précédente face à Troyes (3-1) n'arrange pas tout à sa situation d'un coup de baguette magique. Mais le jeune attaquant portugais, recrue la plus chère de l'histoire de l'OM cet hiver, espère bien avoir provoqué un déclic. Surtout, son extrême émotion en interview (avant le match) traduisent bien les difficultés d'adaptation qu'on saisit souvent mal de l'extérieur. Surtout pour un joueur aussi jeune... "Je suis très attaché à ma famille et mes amis, c'est difficile... Je sais qu'il faut grandir, mais c'est ça qui m'a fait le plus mal : partir loin d'eux. C'est pour mon bien et celui de ma famille, je fais cet effort afin qu'ils soient tous fiers de moi."
L'ancien attaquant de Braga assure qu'il n'a "jamais douté", mais il sait qu'il doit "travailler et prouver". Il s'était préparé à affronter ces difficultés, au moins dans la tête : "En France, les défenseurs centraux sont très forts physiquement, je n'étais pas prêt pour un jeu aussi intense, il me fallait une période d'adaptation. Aller sur le banc, ça m'a fait beaucoup de bien. Je remercie le coach de m'avoir géré ainsi, il m'a toujours aidé et conseillé." Son premier but a été fêté chaleureusement par l'ensemble de ses coéquipiers, et le joueur de 23 ans explique que ce moment restera gravé pour le reste de sa carrière et même de sa vie : "C'était très spécial. Ils avaient confiance en moi, même si ça ne tournait pas encore en ma faveur. J'ai été encore plus heureux de les voir tous comme ça, avec moi."













