Thomas Siniecki, Media365 : publié le samedi 18 avril 2026 à 20h51
Hors de question pour Medhi Benatia de prendre la fin de saison par-dessus la jambe, en dépit du contexte entourant l'Olympique de Marseille.
Medhi Benatia est en roue libre, sachant qu'il partira en fin de saison. Il ne comptait plus parler "car on l'a beaucoup trop fait les six premiers mois", mais il n'a pas pu s'en empêcher après la défaite à Lorient samedi (2-0) : "Qu'on me dise que les joueurs que j'ai ramenés et qui étaient très bons en septembre, et qui désormais sont très mauvais, pas de problème. Que j'ai ramené un nouveau coach qui n'est pas bon non plus, je l'accepte... Mais quand je vois les matchs qu'on joue, même si je n'ai pas envie de parler, je suis obligé de venir devant la presse. C'est un scandale."
"Je leur ai dit de ne rien prévoir pour les quatre prochaines semaines"
L'ancien défenseur rappelle que les Merlus sont pratiquement en vacances, selon ses propres termes, et qu'il restait cinq finales à l'OM (et donc quatre, désormais) dans sa lutte pour la qualification en Ligue des champions : "On fait des stages, ça nous coûte des sous mais tu veux bosser, te retrouver et recréer du liant. Combien de joueurs ont renversé la table dans le vestiaire ? Zéro. Tu joues à l'Olympique de Marseille, tu joues un match comme ça et tu l'acceptes. Moi, il ne faut pas m'enfumer. Quand tu joues Lorient à 17h, qui n'a rien à jouer, que tu ne gagnes pas un duel et que tu n'es pas entreprenant... Je leur ai dit de ne rien prévoir pour les quatre prochaines semaines."
Mais cette fois, a priori, il ne sera plus de question de partir à Marbella. Tout le monde va passer un peu plus de temps ensemble à la Commanderie pour bosser, toujours selon les mots du directeur sportif qui hausse clairement le ton : "Si on doit passer les quatre semaines ensemble, on va les passer ensemble. Si les joueurs pensent que quelqu'un du club a lâché, on va leur montrer qu'on est là." En précisant que certains arrivent tous les jours à 7h du matin sans gagner les sommes au sein de l'équipe première, que ce soit pour les joueurs ou les dirigeants.












