Nathalie Boy de la Tour parle de folklore concernant les chants homophobes

Nathalie Boy de la Tour parle de folklore concernant les chants homophobes©Media365

David HERNANDEZ, publié le mardi 26 mars 2019 à 11h38

Invitée à s'exprimer sur les propos de Roxana Maracineanu après le Classique entre le PSG et l'OM, Nathalie Boy de la Tour a relativisé en parlant de « folklore » concernant les chants homophobes avant d'assurer qu'une méthode de prévention va être mise en place.

La sortie de Roxana Maracineanu ces derniers jours a largement fait parler. La ministre des Sports s'est insurgée contre les propos entendus au Parc des Princes lors du Classico entre le PSG et Marseille il y a plus d'une semaine. Elle a d'ailleurs demandé à ce que les chants homophobes entendus dans les stades de Ligue 1 soient désormais condamnés. En tant que présidente de la Ligue, Nathalie Boy de la Tour a bien évidemment été encouragée à réagir sur le sujet. Comme la ministre, elle reconnait que ces chants sont un problème mais relativise leur portée. « C'est le folklore, le folklore du foot... J'assiste à plus de 50 matchs par an. Ce sont des propos qu'on entend régulièrement. Ça ne veut pas dire qu'ils sont acceptables mais ils font partie de l'expression d'une ferveur populaire », avoue-t-elle dans les colonnes du Parisien.


Boy de la Tour : « Ces actes n'ont rien à faire dans un stade »

La sortie de la présidente de la LFP peut interloquer surtout que Boy de la Tour va plus loin dans son explication. « Pour beaucoup de supporters, les chants homophobes font partie du folklore, poursuit-elle. Je ne suis pas en train de dire que ça doit le rester, mais c'est une réalité. La plupart des supporteurs n'ont pas l'impression de blesser.» Cet argument, les différentes associations contre l'homophobie ne l'entendent, pas tout comme la ministre des Sports. Cette dernière demande des sanctions et veut que les clubs payent les pots cassés. Mais pour Nathalie Boy de la Tour, ce n'est pas le chemin pris par la Ligue. Face au tollé provoqué par sa sortie médiatique, la patronne de la Ligue a toutefois été obligée de tempérer ses propos et de décrire la stratégie de l'instance nationale. A la différence des fumigènes lourdement sanctionnés, la présidente veut s'appuyer avant tout sur la prévention pour faire changer les mœurs : « On ne supprimera pas du jour au lendemain les chants qui ne nous plaisent pas dans les stades. Ce n'est pas possible. Donc, j'en reviens au travail de fond sur la pédagogie, la sensibilisation et l'éducation. »

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