Matuidi milite pour l'arbitrage

Matuidi milite pour l'arbitrage©Panoramic, Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le vendredi 21 octobre 2022 à 10h49

Alors que le nombre d'arbitres continue à baisser en France, Blaise Matuidi, parrain des journées de l'arbitrage, veut sensibiliser sur ce phénomène.



Comme lors de chaque journée de Ligue 1 ou presque, l'arbitrage a encore fait parler ce week-end. Notamment suite à l'expulsion de Samuel Gigot pour son tacle sur Neymar dimanche dernier lors du Classique entre le PSG et l'OM (1-0). Pour l'entraîneur marseillais Igor Tudor, Clément Turpin, l'arbitre de ce match, n'aurait pas dû sortir le carton rouge pour son joueur, suite à ce qu'il considère comme une "réaction exagérée" du Brésilien. Habitué aux critiques, voire même blindé, Turpin espère sans doute surtout que cette atmosphère ne va pas contribuer à éloigner les jeunes de l'arbitrage. Ce qui commence à devenir un vrai problème avec une moyenne de mille arbitres français en moins par an depuis 2016, des arbitres tricolores qui ne sont désormais qu'un peu plus de 20 000...

"Se mettre à la place des arbitres"

Un phénomène sur lequel Blaise Matuidi, parrain des journées de l'arbitrage (du 18 au 30 octobre) et qui était à Issy-les-Moulineaux mardi pour une opération aux côtés de Turpin et Stéphanie Frappart, les deux arbitres qui représenteront la France lors de la Coupe du monde au Qatar, veut sensibiliser. Et le champion du monde 2018, retiré des terrains après une dernière expérience aux Etats-Unis, a mouillé le maillot et même pris le sifflet pour arbitrer un match. "Cela me tenait à cœur de servir d'exemple pour les plus jeunes mais aussi les professionnels et les amateurs. C'est important de sensibiliser, de se mettre à la place des arbitres. On se dit que finalement il n'y a pas de football sans arbitre, ce sont eux qui sont les maîtres du jeu. Il faut des journées comme ça pour se sensibiliser, nous le monde professionnel mais aussi le monde amateur parce que dans le monde amateur, il y a des problèmes", a-t-il déclaré, rapporte Le Figaro. Des problèmes de violence, physique et verbale, qui dissuaderaient beaucoup de candidats. "Quand je viens dans les clubs avec mes drapeaux et mes sifflets, tous les gamins veulent arbitrer. Mais après, ils sont confrontés à la « vraie vie », à des insultes, des comportements qui se passent au-delà de la main courante qui les stoppent net, déplore Turpin pour Ouest-France. Et ça, ça casse tous nos efforts de recrutement. On tue des vocations."

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