Ligue 1 : Un olympico sans vainqueur

Ligue 1 : Un olympico sans vainqueur©Media365
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Rédaction , publié le dimanche 04 octobre 2020 à 23h10

Malgré l'expulsion de Dimitri Payet en première période, l'Olympique Lyonnais n'en a pas profité pour battre Marseille (1-1). Ce match nul n'arrange personne.

Parce qu'il met en scène deux écuries habituées à nager dans les mêmes eaux, l'Olympico est certainement l'affiche la plus palpitante de Ligue 1 depuis quelques années. Cette saison n'a dérogé à la règle. Une fois encore, il y avait un effet miroir au coup d'envoi entre ces deux outsiders de moins en moins crédibles, plongés dans leurs incertitudes depuis un mois. Ce qui laissait entendre qu'il n'y avait pas de calcul à avoir. On l'a rapidement perçu.

Payet, le meilleur avant le pire

Il n'y a pas eu de round d'observation dans ce match important. Dubois a manqué une balle de but dès l'entame de match pour donner le ton (3e). Les lignes étaient étirées. Dans ce contexte, l'OM a au moins le mérite d'avoir trouvé une formule qui a fait ses preuves à l'extérieur, aussi minimaliste soit-elle. La bande à Villas-Boas, articulée en 4-3-3 avec un bloc bas prêt à sortir ses épines, a donc refait le coup. Sur sa première incursion, le duo Thauvin-Payet a fait mouche, le meneur de jeu trouvant l'ouverture sur un enchaînement parfait après un bon décalage du champion du monde (0-1, 16e).

Le meilleur avant le pire pour le numéro 10 marseillais qui a dû laisser ses coéquipiers en infériorité numérique après un mauvais geste, très tôt dans le match (18e). Une autre rencontre a alors commencé. Et l'OL a clairement passé la seconde. Avec une bonne utilisation des couloirs, les Gones ont multiplié les vagues pour recoller au score rapidement. C'est du jeune Bard que la lumière est venue, le latéral gauche obtenant un penalty transformé avec autorité par Houssem Aouar (1-1, 26e). Steve Mandanda a ensuite sortir le grand jeu face à Thiago Mendes (29e) avant que Kadewere ne voit son but refusé pour une position de hors-jeu.

L'OL en panne d'efficacité

Le second acte s'est résumé à un attaque-défense reflétant autant le scénario du match que les limites de cette équipe lyonnaise sur du jeu placé. Il a manqué trop de choses aux Gones. De la promptitude comme sur ce tir trop mou de Kadewere (56e) ; de la réussite comme sur cette frappe de Caqueret contrée in extremis (58e) et de la chance, aussi, lorsque Thiago Mendes a trouvé le poteau (79e) avant qu'Aouar ne l'effleure (84e). Memphis Depay, entré en jeu, a manqué la balle de match au bout de la nuit (90e+4). L'affaire aurait même pu tourner au vinaigre si Guimaraes n'avait pas été l'auteur d'un sauvetage miraculeux sur sa ligne (72e).

En se retournant, les Lyonnais pourront donc se consoler en se disant qu'ils ont frôlé le pire. Mais c'était insuffisant, encore. Ce dimanche soir, cette équipe demi-finaliste de Ligue des champions pointe à la quatorzième place, à quatre rangs de son adversaire du jour.

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