Ligue 1 : Lens s'offre le PSG !

Ligue 1 : Lens s'offre le PSG !©Media365
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Rédaction , publié le jeudi 10 septembre 2020 à 22h55

Le PSG, avec son équi B, retombe de très haut. Lens a vaincu des vice-champions d'Europe en dessous de tout (1-0, deuxième journée de Ligue 1).



Il a donc fallu attendre la fin de l'été pour voir le champion de France faire sa rentrée des classes. Un retour aux affaires pas comme les autres, évidemment. Les meilleurs élèves manquaient à l'appel, pour les circonstances que l'on sait. Le chercheur Thomas Tuchel a donc dû innover pour concocter un onze inédit en lançant une pléiade de jeunes - Kalimuendo, Kais Ruiz, ou encore Bulka - encadrés par quelques briscards déjà sur le pont (Kimpembe, Bernat, Kurzawa, Verratti, Herrera, Gueye et Sarabia).

Un plan parfait pour les Lensois

Lens, en face, faisait aussi un grand saut dans l'inconnue. Pour son grand retour en Ligue 1, cette place forte du foot français avait l'occasion de se jauger contre l'équipe référence du pays. Elle l'a fait avec ses armes : de l'impact athlétique, de la verticalité et une fougue pas toujours maîtrisée. L'opposition de style a été visible dès l'entame de match. Les jeunes Parisiens ont tout de suite cherché à poser le jeu en procédant par attaques placées, avec une bonne occupation de la largeur et de la disponibilité. Paris tenait le ballon quand Lens piquait dès la récupération. Fraîchement débarqué cet été, l'ancien Niçois Ganago a allumé la première mèche de cette façon en trouvant le poteau au terme d'un joli rush individuel (17e).

Articulée autour d'un Verratti toujours aussi facile, la bande à Tuchel a répondu sans déroger à sa ligne directrice. La virtuosité et la vista du petit Italien se sont répercutées sur la confiance et l'audace des jeunes pousses parisiennes. Tout n'était pas à jeter. On a vu Arnaud Kalimuendo se démener sur le front de l'attaque, alternant jeu de fixation et appels en profondeur. On a vu Kays Ruiz provoquer, oser et s'infiltrer entre les lignes. Le jeune milieu a tenté sa chance sur une tir enroulé venu effleurer le poteau de Leca (22e). La pression parisienne s'est accentuée mais les Sang et Or sont restés menaçants, renforçant l'incertitude au cours d'un premier acte agréable et disputé.

La jeune garde parisienne impuissante

Le second est reparti sur les mêmes bases. Paris a continué à tenir le ballon pour mettre en lumière la qualité technique de ses titis dans le jeu court. Mais tous ces néophytes manquent de métier dans les zones de vérité. Il y a une forme de logique à cela. Pas assez incisifs devant, les Parisiens ont été sanctionnés sur leur première erreur : une relance ratée de Bulka dont a profité Ganago, qui n'a pas tremblé pour le fusiller et faire exploser Bollaert (1-0, 57e). Les Parisiens avaient alors une demi-heure pour se révolter avec leurs moyens du jour.

Un sentiment d'impuissance a alors parcouru les rangs parisiens. La dernière demi-heure appelait une configuration d'attaque-défense, mais ce rapport de force a finalement avantagé les Lensois, plus à l'aise pour défendre bas. Toujours appliqués dans la préparation, les hommes de Tuchel n'avaient pas les armes pour créer des décalages dans les trente derniers mètres, d'autant que la fatigue s'accentuait à mesure que le temps filait. Seul un coup-franc hors cadre d'Ander Herrera a fait parcourir un frisson dans les travées clairsemées de Bollaerd. Et ce sont même les Sang et Or qui ont frôlé le break sur quelques situations chaudes, où Medina a été tout proche d'exploiter une remise de Sotoca (80e). Bref, l'affaire était réglée. Pour son grand retour en Ligue 1, le Racing Club de Lens marque les esprits en faisant tomber le champion de France. Un PSG qui aura une réponse à donner dès ce dimanche, contre le grand rival marseillais...

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