Mathieu Warnier, Media365 : publié le samedi 17 mai 2025 à 17h10
Alors que Nice, Lille, Strasbourg et Lyon sont encore en lice pour terminer à la quatrième place du classement de la Ligue 1, disputer les tours préliminaires de Ligue des champions ne sont pas toujours une bonne nouvelle.
Ce sera un des principaux enjeux de la 34e journée de Ligue 1. Alors que le PSG, l'OM et Monaco sont assurés de participer à la prochaine Ligue des champions, il reste un strapontin à prendre avec la 4e place du classement. A égalité de points avant le dernier chapitre de la saison 2024-2025, Nice, Lille et Strasbourg vont s'affronter à distance quand l'OL va espérer un petit miracle pour devancer in extremis ces trois équipes. Or, terminer au pied du podium de Ligue 1 sera lourd de conséquences du point de vue de la manière d'aborder la saison prochaine. En effet, si le championnat débutera le week-end des 15, 16 et 17 août, le troisième tour préliminaire de la Ligue des champions est prévu les 5 et 6 août pour le match aller et le 12 août pour le match retour. Le club concerné devra ainsi reprendre l'entraînement suffisamment en amont de ce rendez-vous pour y être performant. Malgré ces contraintes, Franck Haise a affirmé face à la presse que « tout le monde a envie d'être 4e » tout en étant réaliste sur ce que cela va demander. « Même si c'est très dur de passer en Ligue des champions, tout le monde veut passer », a assure le technicien azuréen.
Girard pas convaincu
Or, l'historique récent montre que le club français engagé dans ces tours préliminaires a rarement rejoint la phase de groupes, remplacée par une phase de ligue depuis la saison passée. Si Lille avait passé le « cut » en début de saison, l'OM et Monaco s'étaient pris les pieds dans le tapis lors des trois exercices précédents. Entraîneur de Lille lors de la saison 2014-2015, René Girard a évoqué auprès du quotidien L'Equipe le souci de préparer la saison avec une telle échéance programmée si tôt. Ce qui lui fait volontiers dire que c'est certainement « la plus mauvaise place ». « Il faut être prêts pour ces barrages, tirer tout de suite sur les organismes et 'faire' un effectif capable de dire son mot dans la compétition, a-t-il ajouté. Et il n'y a pas dix ou quinze matchs de compétition avant, pour vous dire où vous en êtes... » Il admet également que cela peut jouer des tours aux clubs qui attirent des joueurs avec la promesse de disputer la Ligue des champions. Néanmoins, les dirigeants des quatre clubs encore en lice dans cette course à la 4e place auront un argument pour convaincre les joueurs de tout donner.
L'aspect financier entre en compte
Il s'agit des rentrées financières qu'une qualification pour la phase de ligue assurent. Dans un contexte d'incertitude autour des droits de diffusion de la Ligue 1, les quelques 50 millions d'euros versés par l'UEFA seront des ressources cruciales. Un échec, quant à lui, pourrait plomber un exercice bien mal démarré. « Il faut aussi rester concentrés en cas d'élimination, cela peut être compliqué de repartir en championnat derrière », a affirmé René Girard. Un exemple à ne pas suivre pourrait être celui de la Sampdoria lors de la saison 2010-2011, avec une relégation au terme d'une saison entamée par un barrage de Ligue des champions manqué face au Werder Brême. Si Nice pourrait craindre un tirage au sort défavorable, tout comme Strasbourg, en raison d'un indice UEFA modeste, le capitaine de l'OGCN Dante a assuré ne pas être convaincu qu'une qualification pour les tours préliminaires soit « un cadeau empoisonné » et préfère voir le verre à moitié plein avec le club azuréen qui a la garantie de disputer la Ligue Europa quoi qu'il arrive. Dans un tel cas de figure, il faudra espérer que Nice soit en capacité de montrer un meilleur visage sur la scène européenne.














