Ligue 1 : Bordeaux freine Angers, Strasbourg prend un point

Ligue 1 : Bordeaux freine Angers, Strasbourg prend un point©Media365
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Vincent DEGREMONT, Media365, publié le dimanche 22 août 2021 à 16h55

Bordeaux - Angers et Strasbourg - Troyes se sont conclus sur le même score de parité dimanche (1-1, troisième journée de Ligue 1).


Bordeaux - Angers

Pathétiques au Matmut-Atlantique lors de la réception du promu clermontois (0-2), dans le dur en première période au Vélodrome, puis récompensés du point du nul pour leur envie en seconde (2-2), les Girondins voulaient confirmer cette dernière impression plus positive, et même donner l'impression que Vladimir Petkovic était l'entraîneur capable de redorer leur blason. Problème : cette troisième journée les mettait aux prises avec la meilleure formation au terme des deux premières ! Le SCO d'Angers, qui a manifestement parfaitement digéré le départ de Stéphane Moulin, venait, sous la houlette de Gérald Baticle, de s'imposer à La Meinau (0-2), puis de battre largement l'OL (3-0), marquant cinq buts sans en concéder. Il ne fallait pourtant que 10 minutes aux Bordelais pour faire céder les visiteurs !

Alerté par Toma Basic à l'entrée de la surface, Sékou Mara a profité de la passivité d'Ismaël Traoré pour prendre sa chance du droit en fermant son pied. Resté sur ses appuis, Paul Bernardoni a vu rentrer le ballon, pas très fort mais parfaitement placé, au pied de son premier poteau ! Malmenés, les visiteurs sont parvenus à égaliser à la 38eme. Côté droit, Jimmy Cabot a enroulé un centre vers le second poteau, où Angelo Fulgini a remisé de la tête devant le but. Resté aux avant-postes à la suite d'un corner, Romain Thomas a conclu de près de la tête ! Le deuxième acte était moins enlevé, et les deux formations partageaient logiquement les points au coup de sifflet final.

Metz - Reims

Les Messins, qui avaient cru accrocher le scalp du champion en titre pour leur première à Saint-Symphorien (3-3), avaient déçu dans la foulée à Nantes (2-0). Ils recevaient des Rémois paradoxaux, capables d'être solides derrière et incapables devant à Nice (0-0), puis tout le contraire lors de la réception de Montpellier (3-3). Quel visage les protégés d'Oscar Garcia allaient-ils montrer en ce troisième dimanche après-midi ? Un visage très offensif, puisque dès la 6eme minute, Marshall Munetsi a pris le meilleur sur Mathieu Udol pour reprendre de la tête un centre piqué de Ghislain Konan, auteur d'un débordement tonitruant sur la gauche.

Le Zimbabwéen battait Alexandre Oukidja à bout portant, justifiant le choix de son entraîneur de l'avoir titularisé au détriment de Xavier Chavalerin ! La joie était de courte durée pour les Marnais, car à la 14eme, Habib Maïga a pris sa chance du droit. La frappe du coup de pied de l'Ivoirien partait très fort, et décrochait la toile d'araignée de la lucarne droite sous le regard impuissant de Pedrag Rajkovic. En seconde période, Ilan Kebbal pensait redonner l'avantage à ses coéquipiers, mais le VAR invalidait sa pichenette au-dessus d'Oukidja pour une semelle de Munetsi au départ de l'action. Les Mosellans poussaient pour l'emporter dans les dernières minutes, mais se heurtaient sur des visiteurs bien repliés.

Montpellier - Lorient

Séduisants dans l'animation offensive mais trop perméables à la Mosson contre l'OM d'un époustouflant Payet (2-3), puis à Auguste-Delaune face à des Rémois joueurs (3-3), les hommes d'Olivier Dall'Oglio voulaient enfin se mettre à capitaliser en profitant de la venue d'un petit de l'élite. Mais le petit venait d'aller prendre un point à Geoffroy-Guichard (1-1), puis de battre le gros morceau monégasque au Moustoir (1-0). Bousculés dans le jeu, les Merlus ouvraient pourtant le score à la 21eme, sur une tête d'Enzo Le Fée a priori peu dangereuse. Mais après une première intervention au pied de son montant droit, Dimitry Bertaud a fait le coup de la crêpière - ou de la savonnette, rentrant le ballon malgré lui dans sa cage !

La puissance offensive des Héraultais allait toutefois remettre l'église au centre du village. En début de deuxième période, Fabien Lemoine a découpé Joris Chotard dans l'arc de cercle. D'un coup de patte chirurgical, Téji Savanier a sauté le mur, envoyant le coup-franc dans la lucarne côté fermé. Paul Nardi ne cherchait même pas à y aller. Le MHSC prenait la mène 8 minutes plus tard, quand Stephy Mavididi a dévié astucieusement un retourné acrobatique d'Andy Delort juste Nardi. Le capitaine pailladin n'avait besoin de personne pour faire le break à la 84eme, catapultant de la tête au point de penalty un corner flottant de Savanier. Les Merlus buvaient le bouillon jusqu'à la lie, Houboulang Mendes et Jérôme Hergault étant expulsés en fin de partie.

Strasbourg - Troyes

La troisième journée mettait aux prises les deux seules équipes n'ayant pas encore inscrit le moindre point. La lanterne rouge alsacienne s'était d'abord inclinée à domicile face à Angers (0-2), mordant la poussière du Parc des Princes dans la foulée (4-2). Les Aubois, quant à eux, avaient proposé un beau baroud d'honneur contre le PSG (1-2), avant de manquer de maîtrise à Clermont (2-0). Malgré la position inconfortable de l'ESTAC, Laurent Battles voulait mourir avec ses idées, et les visiteurs affichaient un visage offensif. Des intentions récompensées à la 19eme, quand Rominigue Kouamé a servi dans la profondeur Yoann Touzghar. Sur son coup de rein, l'international tunisien déposait Ibrahima Sissoko sur son coup de rein, puis croisait du droit en voyant Matz Sels venir à lui. Le promu était devant !

Volontaires plutôt qu'abattus, les Strasbourgeois butèrent longtemps sur Gauthier Gallon, et les trombes d'eaux qui s'abattirent sur la Meinau en seconde période rendirent la pelouse très grasse, ce qui perturba leurs efforts collectifs. Mais, poussés par leur public, les hommes de Julien Stéphan arrachèrent l'égalisation à la 77eme, quand Adrien Thomasson a visé de l'entrée de la surface la cage vide, dans la foulée d'une intervention brutale de Gauthier Gallon sur Kevin Gameiro. Un premier point pour deux formations qui pouvaient trinquer avec des verres à moitié pleins au coup de sifflet final.

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