Les sanctions du FPF anticipées par le PSG et l'OM ?

Les sanctions du FPF anticipées par le PSG et l'OM ?©Media365
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Julien Pereira, publié le jeudi 10 mai 2018 à 08h55

Le Paris Saint-Germain et l'Olympique de Marseille s'attendent tous les deux à être sanctionnés dans le cadre du fair-play financier. Pour des raisons bien distinctes.

Ils patientent, conscients d'avoir dépassé les limites, sereins d'avoir anticipé les sanctions. Les dirigeants du Paris Saint-Germain, comme ceux de l'Olympique de Marseille, attendent tous une punition de l'UEFA : dans des proportions différentes, les deux clubs français n'ont pas respecté les règles du fair-play financier. En Capitale comme en cité phocéenne, chacun a d'ores et déjà revu ses plans budgétaires pour ne pas trop en pâtir.Le PSG attend la sanction pour orienter son MercatoPour le PSG, l'équation semble assez simple à résoudre. Car la donne n'a pas changé. Si les transferts de Neymar et Kylian Mbappé, dont le montant total atteint 402 millions d'euros, n'ont rien d'irréguliers, c'est aussi parce qu'ils sont vraisemblablement compensés par des contrats de sponsoring surévalués. Dans ce cadre, l'instance européenne avait entamé une enquête en septembre dernier. Après études des experts financiers reconnus par l'UEFA, l'organisme et le PSG ont trouvé un accord pour revoir à la baisse l'un de ces contrats, celui noué avec Qatar Tourism Authority, comme l'a révélé le JDD.Le Bayern, la Juventus et le Barça mettent la pression sur l'UEFASuffisant pour satisfaire l'autorité ? Probablement pas. Nos confrères de L'Equipe rappellent que l'UEFA subit toujours la pression des autres mastodontes du Vieux Continent, comme le Bayern Munich, la Juventus ou le FC Barcelone, insatisfaits devant l'émergence et la montée en puissance financière du Paris Saint-Germain. C'est la raison pour laquelle le champion de France continue de nouer de nouveaux partenariats, comme il l'a récemment fait avec Desports, une des agences leaders du marketing sportif en Asie. Pour faire montre de bonne volonté, et, surtout, conserver son ambition sur le prochain marché des transferts, l'entité parisienne définira son enveloppe allouée au Mercato en fonction des éventuelles sanctions. Mais pour s'offrir une sentinelle, priorité des dirigeants, les départs d'Angel Di Maria ou Layvin Kurzawa devraient rapidement être scellés.L'OM a dépassé les 30 millions de déficitPour l'OM, la donne est plus claire. « Le fair-play financier est un processus dans lequel on est engagé. Marseille a dépassé le plafond des 30 M€ de déficit autorisé par l'UEFA », a expliqué Jacques-Henri Eyraud sur le plateau du Phocéen. Autrement dit, les dépenses du club depuis l'arrivée de Frank McCourt à sa tête ont été supérieures aux recettes, qui, elles, n'ont pas été gonflées par des participations en Ligue des Champions ou d'importants contrats de sponsoring. Mais puisque le finaliste de la Ligue Europa n'a pas franchi ce seuil dans des proportions démesurées, les dirigeants phocéens souhaitent simplement démontrer qu'ils ont été contraints d'effectuer ses investissements colossaux, et qu'ils répondent à un projet long-termiste.Marseille ne fera pas de folies au Mercato« Notre plan stratégique, ce n'est pas ce qui va se passer la saison prochaine ou au Mercato cet été, a-t-il poursuivi. C'est de partager notre vision, où on veut aller avec ce club et où on veut être en 2021 ou 2022. Avec, évidemment, la nécessité de continuer à investir », a rappelé le président olympien, qui a déjà rencontré, à plusieurs reprises, des émissaires de l'UEFA pour négocier une probable sanction. « Mon sentiment, c'est que les gens du fair-play financier ont parfaitement compris la situation qui était celle du club à notre arrivée : 10 joueurs étaient partis et une nécessité absolue de reprendre le chemin des investissements, a-t-il dit, avec 118 millions d'euros dépensés. Il va falloir continuer de manière raisonnable et réfléchie ». En clair, Marseille ne fera toujours pas de folies sur le Mercato. Et se contentera « d'efforts financiers importants » s'il les juge nécessaires, comme il l'a fait, notamment, pour s'offrir Luiz Gustavo ou Adil Rami.

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