L1 (J35) : Comment les coachs abordent la " bataille du ventre mou "

L1 (J35) : Comment les coachs abordent la " bataille du ventre mou "©Media365
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Geoffrey Steines, publié le samedi 29 avril 2017 à 07h55

Entre ceux qui jouent l'Europe et ceux qui luttent pour leur maintien, huit clubs naviguent dans le ventre mou de la L1. Avec un objectif clair en tête : finir le plus haut possible pour récupérer un meilleur chèque en fin de saison.

A chaque fin de saison, c'est toujours le même débat. Il y a ce risque latent que les équipes scotchées dans le milieu du classement et qui n'ont quasiment plus rien à jouer faussent l'équité de la L1 quand elles affrontent des candidats au titre ou des clubs en lutte pour leur maintien. C'est trop vite oublié qu'à tous les étages, il y a de l'enjeu. Les coachs attribuent toujours un objectif chiffré à leurs joueurs, donnent une idée du classement qu'ils aimeraient atteindre. Mais il y a surtout un différentiel financier suivant les positions. En 2014-15 par exemple, il y avait un écart de plus de quatre millions d'euros entre la septième et la quatorzième place, et c'était avant le nouveau contrat de droits TV signé pour la période 2016-20. « La deuxième partie de tableau ne me fait pas peur, mais mal finir la saison serait dommageable pour le club. Les places en fin de saison valent de l'argent, a rappelé le Stéphanois Christophe Galtier vendredi en conférence de presse. C'est un enjeu important, pour le club comme pour les joueurs. » Cette saison, huit clubs sont ainsi concernés par cette « bataille du ventre mou » sur les quatre dernières journées.
L'Europe ou le maintien, ce n'est pas fini
De Saint-Etienne (7eme) à Angers (14eme), on est soit dépendants des autres pour rêver d'Europe, soit quasiment à l'abri d'une mauvaise surprise dans le bas du tableau. Alors il faut se motiver autrement et chacun a sa petite idée sur la question. Il y a les entraîneurs qui assurent que l'objectif initial reste atteignable. Comme Christophe Galtier, qui croit toujours à l'Europe, au moins selon le procédé de la méthode Coué. « La cinquième (place) serait synonyme de réussite, a soufflé l'entraîneur stéphanois en conférence de presse, quand son équipe pointe aujourd'hui à huit points du Top 5. Finir sixièmes, comme la saison dernière ? Ce qui est sûr c'est que, si nous nous laissons aller, nous pouvons finir douzièmes ou treizièmes. Et là, ce serait un échec. » Montpellier ne vise pas une Coupe d'Europe, mais ambitionne d'assurer le plus tôt possible son maintien. Ce n'est pas fait, d'après Jean-Louis Gasset, le coach du MHSC. « Il faut se remettre dans notre mini-championnat. J'ai dit aux joueurs que le travail n'était pas terminé. Il faut au plus vite acquérir 42 points, enfoncer le clou dès samedi. »
Objectif Top 10 ou Top 8...
Il y a ensuite ceux qui définissent une ambition plus vague, qui visent une zone du classement pour galvaniser leurs troupes. « Il nous reste quatre matchs dont trois à domicile, a ainsi expliqué Bertrand Desplat, le président de Guingamp, dans un entretien accordé au Télégramme. C'est au groupe de joueurs, aux dirigeants et au staff de savoir remobiliser tout le monde. Dès le début de saison, l'objectif prioritaire a toujours été le championnat. Il faut aller chercher le meilleur classement possible. Le Top 10 est atteignable, on peut même rêver d'une septième place. » Ce serait synonyme de record égalé pour l'En Avant, qui avait terminé à cette position en 2002-03. Pascal Dupraz regarde un poil plus haut que le boss du club costarmoricain pour Toulouse. « Le TFC sera en L1 la saison prochaine et notre objectif est de figurer dans le premier tiers. Il a été revu à la baisse logiquement avec notre absence de victoires ces dernières semaines. Mais il y a encore possibilité de finir dans les huit, même si ce n'est pas fait d'avance. »
L'honneur, l'exemplarité, etc.
Il y a aussi les techniciens qui misent sur l'amour du maillot et du football, sur la volonté de ne pas finir en roue libre pour laisser une bonne image. « Je ressens toujours une dette par rapport au foot, a indiqué Sergio Conceição, entraîneur de Nantes. Il faut être exigeant tous les jours, avoir faim de faire le même match qu'on a fait à Caen. Il faut toujours vouloir plus. Je ne veux pas d'une équipe avec une autre mentalité. On a la chance de faire un métier passionnant. Il faut le respecter et toujours avoir ce sentiment de dette par rapport à lui. Il faut toujours être au maximum. Ce sont des détails et c'est à l'entraîneur de le sentir. Ce n'est pas fini. » « On ne galvaude pas les derniers mois de compétition, on est là pour faire honneur à notre maillot, respecter nos supporters et la L1, a abondé Dupraz. Elle a failli se dérober sous les pieds des joueurs la saison dernière, il ne faudrait pas l'oublier. » « Il est hors de question de baisser les bras, d'abandonner, a confirmé Galtier. Je demande aux joueurs de l'exemplarité. Plus haut nous finirons, mieux ce sera pour tout le monde. »
Sept points entre le 7eme et le 14eme
Tel est le sens du message distillé par Christian Gourcuff. Bien conscient que chacun de ses hommes aura une carte personnelle à jouer lors des quatre dernières journées, l'entraîneur du Stade Rennais souhaite que ça ne fasse pas au détriment du collectif. « Il faut bien finir la saison, montrer qu'on a de la qualité et préparer la suivante. Se faire plaisir, c'est se valoriser, collectivement et individuellement. Tous ces objectifs doivent être en adéquation pour qu'on soit performants. » Toujours est-il qu'avec sept points d'écart entre la septième et la quatorzième place, tout est possible pour les clubs concernés par ce ventre mou. Et ça, c'est une excellente source de motivation pour Galtier. « La douzième place n'est pas si loin, mais la sixième non plus. C'est très serré. Avec sérieux, motivation et détermination, nous pouvons terminer bien classés. Mais sans tous ces ingrédients, nous pouvons subir l'inverse. » C'est pour ça que la fin de saison sera intéressante pour eux aussi.

 

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1 commentaire - L1 (J35) : Comment les coachs abordent la " bataille du ventre mou "
  • christian gourcuff va faire en sorte que le stade rennais finisse a la septieme place du championat de france cette annee qui est un chiffre qui porte chance pour l avenir et l annee prochaine nous brigueront une belle place en europa ligue nous attendons ce bonheur depuis si longtemts que ce sera un immense bonheur pour tous les supporters du stade rennais de toute la bretagne et au dela vive notre cher stade rennais que nous aimons tant signee un retraite breton de soixante dix ans qui supporte le club depuis l age de huit ans et qui aimerait voir le club si chere a son coeur devenir europeen de son vivant merci d avance