L1 (J2) : Rennes domine Montpellier et prend la tête du championnat

L1 (J2) : Rennes domine Montpellier et prend la tête du championnat©Media365

Vincent DEGREMONT, publié le samedi 29 août 2020 à 19h00

Ce samedi au Roazhon Park, Rennes a battu Montpellier (2-1), grâce notamment à un but d'Eduardo Camavinga. Un succès qui permet aux Bretons de prendre provisoirement la tête de la Ligue 1.

Auteur d'un nul convaincant sur la pelouse de Lille (1-1) pour son entrée en matière, le troisième du dernier exercice retrouvait le Roazhon Park, un peu plus de cinq mois après y avoir étrillé... Montpellier (5-0). « Je les imagine revanchards et ça va renforcer la difficulté de la tâche », prévoyait Julien Stéphan, qui annonçait son objectif de « bien débuter à domicile » en conférence presse. Qualifiés pour la phase de groupes de la Ligue des Champions, les Bretons avaient un nouveau standing à faire respecter. S'ils mettaient un quart d'heure à mettre leur jeu en place, la première occasion était la bonne. A la 22eme, Raphinha interceptait une passe mal assurée et s'enfonçait dans la surface, avant de centrer pour Hunou. Le Tallec finissait malgré lui le travail (1-0). Sous les yeux de ses concurrents M.Niang et Guirassy, Hunou manquait le break, touchant d'abord la base du poteau droit (32eme) en ouvrant trop le pied face à Omlin, puis en voyant le portier suisse détourner sa frappe en pivot sur la transversale (35eme).

Un collectif bien huilé porté par des individualités de talent

Ronronnant en début de deuxième période, les Bretons s'en remettaient de nouveau à Raphinha pour faire trembler les visiteurs, et la barre transversale, quand le coup-franc du Brésilien battait Omlin à la 61eme, puis revenait sur l'aire de jeu. A la 70eme, Guirassy manquait l'occasion de se faire adopter par ses nouveaux supporters et le cadre, alors que Terrier lui avait mâché le travail en fixant la défense. Si, d'un tacle d'attaquant les deux pieds décollés, le transfuge de Lyon ravivait le suspense en étant exclu quatre minutes plus tard, Camavinga inscrivait (enfin !) le second but des Rouge et Noir dans la foulée, et au terme d'un exploit personnel. Avec 66 % de possession et 16 frappes, dont 7 cadrées, les Bretons auraient pu saler davantage l'addition. Mais ils ont assuré l'essentiel, en allant chercher les trois points comme le voulait leur coach.

Chaque saison, l'équipe-type de Julien Stéphan semble plus équilibrée et performante. Si elle aura du mal à passer les poules de la Ligue des Champions (où elle figure dans le quatrième chapeau), elle s'avance comme l'une des formations les plus séduisantes de Ligue 1. Discipliné, proposant de belles séquences offensives et défensive, le Stade Rennais est bonifié par l'intelligence de jeu du régulateur Nzonzi et la capacité créatrice de Camavinga, auteur d'un but de funambule. A ce tandem, il faut ajouter la vitesse le long des lignes de Raphinha, habile perceur de coffre-fort. Soppy s'annonce également comme une sacrée pépite, et a fait souffrir Ristic par sa puissance sur le côté droit.

Montpellier s'attendait à souffrir, il a été servi

Leur première journée de championnat reportée au 15 septembre pour cause d'exploit lyonnais en Ligue des Champions, les Héraultais restaient sur 174 jours sans jouer en Ligue 1. En amont de la partie, Michel Der Zakarian redoutait le manque de rythme de son équipe et faisait profil bas. « On a bien travaillé, mais il faut être lucide. Quand tu n'as pas joué depuis 5-6 mois, c'est impossible d'être dans ta forme optimale de suite », tout en espérant un résultat grâce aux efforts et à la solidarité de ses protégés. « Il faudra que tout le monde s'arrache ensemble. » Disposés en 5-4-1 avec le seul Laborde en pointe, les visiteurs ont mis leurs hôtes sous pression durant les dix premières minutes, avant de baisser le pied, victimes de la qualité collective supérieure de leurs adversaires. Ce n'est qu'à l'approche de l'heure de jeu qu'ils ont obtenu leur première situation chaude, lorsque Savanier prenait sa chance du gauche, à l'entrée de la surface. Salin repoussait maladroitement sur Souquet, qui reprenait avec spontanéité mais sur l'équerre. A la 88eme, Michel Der Zakarian jetait ses dernières forces dans la bataille en faisant entrer Skuletic, Dolly et Benchama, mais c'était peut-être un peu tardif. L'attentisme et la frilosité du tacticien pailladin laissaient des regret aux supporters héraultais, quand, trois minutes plus tard, Laborde coupait d'une superbe tête plongeante un centre incisif d'Oyongo, lui aussi entré en jeu depuis peu.

Exclu dès la 43eme pour avoir ouvert le cuir chevelu de Maouassa avec ses crampons (M.Delajod a d'abord sorti le jaune, avant de revoir les images et de punir plus sévèrement le « pied en l'air »), Mollet a mis une épine dans le pied de ses partenaires, déjà plombés par le csc de Le Tallec. Les visiteurs en bavaient déjà à 11, alors à 10...

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