L1 (J2) : Bordeaux, Nantes, Caen... A chacun ses raisons pour un pardon

L1 (J2) : Bordeaux, Nantes, Caen... A chacun ses raisons pour un pardon©Media365

Geoffrey Steines, publié le samedi 12 août 2017 à 07h50

Pour diverses raisons, Bordeaux, Nantes et Caen n'auront pas le droit à l'erreur devant leur public samedi. A eux de répondre aux attentes pour ne pas déjà se mettre sous pression cette saison.

Bordeaux a « une bêtise » à se faire pardonner
 

Le Matmut Atlantique avait quitté son équipe en ballottage favorable sur la route des barrages de Ligue Europa après une victoire contre Videoton sur un score flatteur pour les Hongrois (2-1). Mais le public girondin retrouvera samedi les siens éliminés de toute compétition européenne après un accident en troisième tour préliminaire retour (1-0). « Il faudra que l'on vive avec, on ne reviendra pas là-dessus, a soufflé Jocelyn Gourvennec jeudi en conférence de presse. On a fait une bêtise et elle est toujours présente. On est encore déçus, mais le championnat continue. (...) C'est avec le temps qu'on évacuera ça complètement. On doit regarder devant nous et devant nous, c'est Metz. » La réception des Lorrains (20h00) doit permettre de lancer pour de bon le championnat des Bordelais, accrochés dans les dernières minutes à Angers dimanche dernier (2-2). « On a besoin de regagner chez nous. On a le devoir de montrer notre vrai visage devant notre public, qu'on a déçu après l'élimination. On a à cœur de faire tout ça, de faire un match plein et de jouer à notre niveau. »

Nantes a « un non-match » à se faire pardonner
 

Hors du coup à Lille en ouverture de sa saison (3-0), Nantes y est retombé dans des travers effacés Sergio Conceiçao quand il avait pris la succession de René Girard. Pas question pour autant de dramatiser outre-mesure cet échec en terres nordistes. « On a fait un non-match, même si je ne sais pas comment l'expliquer, a lancé Adrien Thomasson jeudi devant les journalistes. Je vous promets une forte réaction samedi. » La réception de Marseille (17h00) est idoine pour faire oublier à La Beaujoire les errements affichés au Stade Pierre-Mauroy. Avec un supplément d'âme appelé de ses vœux par Ranieri. « Je l'ai dit, la motivation est la première chose. Il peut arriver qu'on joue mal. Nous ne sommes pas des machines. Mais la motivation doit toujours être grande. On doit la fournir à tous les matches. » « C'est toujours difficile après une telle défaite, a souligné Koffi Djidji. Il faut se poser les bonnes questions, sans se mettre en état d'alerte. » Le défenseur nantais devra d'abord se mettre sur la même longueur d'onde que Thomasson, pour qui « la saison n'a pas commencé ». « Si, elle a commencé le week-end dernier, et elle est mal partie », a répliqué Djidji.

Caen a une saison à se faire pardonner
 

Maintenu à l'ultime minute de la dernière journée par la grâce d'un but de Ronny Rodelin au Parc des Princes contre le PSG (1-1), Caen a vécu un calvaire en 2016-17. A tel point que la relation s'est parfois distendue avec les supporters, lassés par les résultats d'une équipe qui restait sur une 7eme place en L1 et qui a failli retomber à l'échelon inférieur, quitté en 2013-14. « Il y aura de l'attente samedi à d'Ornano, mais c'est tout à fait normal », a déjà lâché Patrice Garande, ciblé par les critiques du public au cœur de la tempête la saison dernière, avant la venue de Saint-Etienne en Normandie samedi (20h00). « Il y a une pression de résultat », a aussi admis Alexander Djiku, recrue estivale du club. Parce que les Caennais sont revenus bredouilles de Montpellier en ouverture du championnat. « C'est notre premier match à domicile de la saison, l'objectif est évidemment de gagner et de ne pas le louper, mais surtout d'amener toutes ces petites choses qui nous ont manqué à Montpellier », a espéré Garande.

 

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