L1 (J17) : Pourquoi les quatre rencontres programmées valent le coup d'être regardées

L1 (J17) : Pourquoi les quatre rencontres programmées valent le coup d'être regardées©Media365
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Arthur Merle, publié le vendredi 07 décembre 2018 à 08h00

Les « gilets jaunes » sèment la pagaille dans le calendrier de Ligue 1. Six rencontres de la 17eme journée ont été reportées par la LFP sur demande des Préfets concernés. Hormis la bonne surprise lilloise, il faudra donc se contenter de la Ligue 1 a priori bas de gamme, celle qui joue (pour l'instant) le maintien ou le milieu de tableau. Pas de PSG, de Marseille ou de Lyon. Mais quatre affiches et autant de bonnes surprises à découvrir pour ceux qui ne jurent que par l'affiche du dimanche soir.

Rennes - Dijon : L'entraîneur du futur sera là, devant vous


Samedi, sur les coups de 22h, Julien Stéphan deviendra peut-être le premier entraîneur de Rennes à remporter ses deux premiers matchs de Ligue 1 depuis... le premier entraîneur de l'histoire du club breton dans l'élite (Kalman Szekany en septembre 1932). Une statistique inquiétante pour le SRFC, mais là n'est pas le sujet. Julien, fils de Guy, lui-même fidèle adjoint de Didier Deschamps, a pris place sur le banc des Rouge et Noir suite au licenciement de Sabri Lamouchi. En commençant par aller calmer Lyon au Groupama Stadium (0-2) pour sa première. En étant le fils d'un acteur du sacre mondial des Bleus et la priorité de Thierry Henry pour l'accompagner sur le banc monégasque, il était déjà bien parti. Mais là... Olivier Létang veut (déjà) l'inscrire « dans la durée ». L'ancien attaquant rennais Habib Habibou l'a écrit comme « un grand monsieur, un grand entraîneur en devenir ».  Mais pourquoi diable Florentino Perez n'a-t-il pas pensé à lui pour la succession de Julen Lopetegui ?

Guingamp - Amiens : La lutte pour le maintien, il n'y a que ça de vrai


C'est la Ligue 1 vraie, authentique. Celle qui peut faire basculer une Ligue « Mon Petit Gazon ». Celle du discours mythique de Pascal Dupraz, des grandioses matchs de barrages. Samedi soir, ce sont les deux derniers de L1 qui s'affrontent. Amiens a encore un peu de marge avant de vraiment s'affoler, mais Guingamp a difficilement droit à l'erreur dans ce match couperet. Et c'est ce qu'on aime. Car la tension au moment de se dire « c'est l'avenir d'un club à court-moyen terme qui se joue » est bien plus savoureuse qu'un match pour l'Europe. La lutte pour le titre est déjà bouclée, alors il est temps de se régaler différemment. Remballez les gestes de Neymar et Mbappé, les buts de Thauvin et Depay. Découvrez les frissons - les vrais - les coups, les tensions et les gestes d'humeur de Marcus Thuram. L'odeur du soufre, pas des millions. Et après ça, vous pourrez manger sur la tête des footix en parlant de la prestation monstrueuse d'Eddy Gnahoré.

Strasbourg - Caen : Quoi, vous n'êtes pas encore sous le charme du Racing ?


Si vous avez découvert Strasbourg mercredi soir, lors de son nul contre le PSG, vous êtes à la bourre. Déjà parce qu'il y a un an, le Racing faisait tomber le champion de France et son attaque cinq étoiles pour la première fois de la saison. Ensuite parce que cette saison, les hommes de Thierry Laurey ont battu Bordeaux et Monaco, accroché Montpellier et Lille en plus de Paris. Le tout avec la quatrième meilleure attaque de Ligue 1, symbolisée par une déculottée infligée à Rennes dimanche dernier (1-4). Il vous faut quoi de plus pour faire des Alsaciens, à quatre points de la cinquième place, de sérieux prétendants à l'Europe ? Strasbourg c'est la Meinau, un public qui répond « de rien » quand le speaker lui dit « merci », un défenseur - Kenny Lala- qui claque des buts et fait des passes décisives à la pelle. Cerise sur le gâteau, Stefan Mitrovic et ses coéquipiers prennent en moyenne plus d'un but par match. Regarder le Racing, c'est s'assurer un minimum de spectacle (un seul 0-0 depuis le début de saison). Alors contre un Caen en difficultés... Allez, foncez, vous n'aurez rien de mieux à faire un dimanche à 15h.

 Lille - Reims : Un gardien à 62,5 Millions d'euros


On pourrait vanter les mérites du LOSC. Mais on est là pour parler de la vraie Ligue 1. Alors on va évoquer Edouard Mendy. Le gardien de Reims a gardé sa cage inviolée à neuf reprises en Ligue 1 cette saison. Le total le plus élevé dans les cinq « grands championnats » avec Alisson, gardien brésilien pour lequel Liverpool n'avait pas hésité à débourser 62,5 millions d'euros (plus des bonus) l'été dernier. De là à dire que le Sénégalais en vaut autant ? Il n'y a qu'un pas. Considéré par certains comme le meilleur gardien de l'élite dans cette première partie de championnat, le portier de 26 ans réalise en moyenne près de 3,5 arrêts par match et régale notamment par ses réflexes. Avec un mur pareil dans sa cage, pas étonnant que la formation de David Guion soit la troisième meilleure défense du championnat. Dimanche, à 17h, vous avez un grand espoir à découvrir. Et on ne parle pas de Nicolas Pépé.

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