Guy Roux, « en pleine forme », revient sur son fiasco à Lens

Guy Roux, « en pleine forme », revient sur son fiasco à Lens©Icon Sport, Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 19 août 2026 à 23h39

Sept matchs. Guy Roux n'aura dirigé que sept rencontres sur le banc lensois, et seulement quatre en championnat (les autres en Coupe Intertoto et Coupe de l'UEFA).

A l'occasion d'un long sujet de nos confrères de L'Equipe, consacré essentiellement à son fiasco sur le banc du RC Lens il y a près de 20 ans - durant même pas trois mois, en 2007 -, Guy Roux rassure sur son état de santé à 87 ans : "Bien sûr que je suis en forme, en pleine forme même. Je suis bien installé, je n'ai pas fait fortune mais j'ai bien gagné ma vie, surtout en travaillant à la télé. Comment pourrais-je me plaindre ?" Et lorsqu'il repense à Lens, il rappelle aussi que Bordeaux le désirait : "Lens me correspondait plus, ça ressemblait plus à Auxerre. Et puis il y avait des joueurs sud-américains à Bordeaux, du genre qui aiment faire la fête. J'ai toujours considéré qu'on ne pouvait pas faire du sport de haut niveau et la fête en même temps. Je me suis dit que je travaillerais mieux à Lens."

"J'ai prévenu Martel qu'on allait descendre"

Guy Roux assure garder un souvenir ému du Pas-de-Calais et des petits-enfants de mineurs qui l'attendaient après l'entraînement. "Quand je vais voir mon président, je sens que c'est la fin de ma carrière, je n'ai plus la grinta." Il estime qu'il n'aurait pas dû accepter, qu'il s'est décidé trop vite et qu'il est même tombé dans un traquenard : "Plusieurs clubs m'ont appelé le même jour, mais je n'avais peut-être pas toutes les facultés nécessaires. C'est un peu humiliant, mais je ne peux pas précipiter un club comme le Racing Club de Lens."

Jamais avare d'anecdotes, comme celle de Nicolas Sarkozy s'excusant de devoir partir à la mi-temps à cause des émeutes de 2005 (à Clichy-sous-Bois) alors qu'il dirigeait une équipe de l'Assemblée nationale, Guy Roux se souvient que son gardien Vedran Runje laissait passer les buts à l'entraînement. Au fur et à mesure du mercato, il a dit à Gervais Martel que ce serait impossible : "Je l'ai même prévenu qu'avec cette équipe, on allait descendre. Je n'en étais pas à ma première année sur un banc, mais il ne me croyait pas. Puis quand Seydou Keita est parti aussi, je savais que ce serait impossible de faire une bonne saison et que je ne pourrais pas faire ce qu'on attendait." Il est allé le voir dans son bureau le mercredi pour lui dire que son match à Strasbourg du samedi serait le dernier, et qu'il partirait le dimanche. Et neuf mois plus tard, Lens est descendu.

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