France : Mediapro inquiète de plus en plus

France : Mediapro inquiète de plus en plus©Media365
A lire aussi

Rédaction , publié le mercredi 14 octobre 2020 à 08h50

D'après les informations du Canard Enchaîné, Mediapro se serait tourné vers le tribunal de commerce de Nanterre pour geler sa dette de 172 millions d'euros. L'inquiétude est en vigueur chez les petits clubs.


Le football professionnel français retient son souffle. Déjà impacté, comme tout le monde, par la pandémie de Covid-19 qui continue de mettre à mal son sytème après l'avoir mis à l'arrêt, le voilà dans l'incertitude la plus totale concernant ses droits TV. Diffuseur principal du foot français cette saison, Mediapro n'a pas réglé à la LFP sa facture du 5 octobre (172 millions d'euros) et souhaite revoir à la baisse le montant de son contrat, chiffré à 814 millions d'euros par an sur la période 2020-2024.

De quoi fortement inquiéter des clubs déjà en difficulté financièrement. Parmi ces derniers, ce seraient évidemment les plus petits qui souffriraient le plus d'un accident dans le domaine des droits TV. L'Equipe indique en effet que 79% de budget 2020-2021 de Nîmes, par exemple, repose sur cette manne financière. Il s'agit bel et bien d'une question survie.


Mediapro veut geler sa dette
Et les révélations du Canard enchaîné, mercredi matin, ne vont pas rassurer tout ce monde. Le quotidien révèle en effet que le groupe sino-espagnol a engagé, le 29 septembre, une procédure de médiation auprès du président du tribunal de commerce de Nanterre afin de geler sa dette de 172 millions d'euros. Une procédure réservée aux entreprises en difficulté et qui aurait pour but, sur trois mois, de trouver une solution arrangeant les deux camps : Mediapro et la LFP. Mais selon L'Equipe, la Ligue de football professionnel a refusé d'engager des négociations.

Pour venir à la rescousse du foot français, c'est l'Angleterre qui serait sur les rangs. Toujours selon le quotidien, une banque anglaise s'est positionnée pour prêter une somme importante à la Ligue, qui pourrait ainsi faire face au non paiement de l'échéance du 5 octobre, mais également se couvrir en vue de celle du 5 décembre, également de 172 millions d'euros. Un prêt qui s'ajouterait à celui de l'Etat, de 224,5 millions d'euros.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.