Axel Allag, Media365 : publié le mercredi 17 juin 2026 à 22h00
Les réactions émues se multiplient depuis l'annonce de la disparition d'Éric Roy, décédé ce mercredi à l'âge de 58 ans des suites d'un cancer du pancréas. Du président de Brest, Denis Le Saint, aux nombreux clubs et autres figures du football français, les hommages sont unanimes.
Une onde de choc. Ce mercredi, la famille d'Éric Roy a annoncé la disparition de l'entraîneur du Stade Brestois, qui luttait depuis trois ans et demi contre un cancer du pancréas, et n'a donc pas pu gagner ce match. Très vite, les réactions se sont donc enchaînées, avec notamment celle du président Denis Le Saint, qui a rendu un hommage appuyé à son entraîneur (propos accordés à L'Equipe). « On est naturellement dans un grand chagrin. On est vraiment très affectés. Au moment de son arrivée (en janvier 2023 alors que Brest était relégable), j'avais demandé de choisir un coach qui soit un manager. Et on est tombés sur un grand manager. Humain. Un grand monsieur », a assuré le dirigeant.
Le Saint : « On a fait ce qu'on a pu pour l'accompagner (...) Il reste l'homme à la casquette des Pirates »
Le plus redouté, au regard de cette terrible maladie, était l'atterrissage, selon les mots du président Denis Le Saint : « On a fait ce qu'on a pu pour l'accompagner. Pour moi, il reste l'homme à la casquette des Pirates. LE manager. Dans le couloir qui mène au terrain, quand il prenait les joueurs par le bras... Comment vouliez-vous que les joueurs ne donnent pas le maximum ? C'est pour cela que cette équipe a rendu une telle copie en Ligue des champions (élimination en barrages). C'était la qualité de Roy, jouer ensemble, défendre les couleurs du club. Et ça nous allait bien à nous. Quand on sait que quelqu'un est malade et que ses chances sont faibles, c'est dur, et naturellement, on lui rendra hommage. On est un club dans l'humain et je tiens à rendre hommage au monde médical ainsi qu'à tous les Brestois qui le voyaient au CHU et n'ont jamais évoqué cette situation. On l'aimait vraiment énormément ».
L'OGC Nice, l'OL et l'OM, trois de ses anciens clubs, ont aussi eu des mots à l'égard d'Éric Roy, plus que logiquement salué par le Stade Brestois : « Éric Roy était une personne inspirante qui a énormément apporté au Stade Brestois. Aimé et respecté des supporters, il a contribué à écrire les plus belles pages de l'histoire du club et lui a permis d'atteindre un niveau historique. Tant de choses pourraient être dites aujourd'hui, mais c'est avant tout l'émotion et la peine de perdre un être cher qui nous envahissent. Éric, nous n'oublierons jamais tout ce que tu as apporté au club, ni l'homme que tu étais. Tu resteras à jamais dans nos cœurs et dans l'histoire du Stade Brestois 29. 𝐊𝐞𝐧𝐚𝐯𝐨 𝐥𝐞 𝐊𝐢𝐧𝐠 ».
Le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, s'est lui souvenu d'avoir remis à Éric Roy le prix de meilleur entraîneur de Ligue 1 lors des Trophées UNFP (en 2024). « À titre personnel, j'ai côtoyé et appris à apprécier Éric en dehors des terrains. Je garderai le souvenir d'un homme profondément humain. J'adresse à son épouse, à ses enfants et tous ceux qui l'aimaient mes condoléances émues et attristées », a notamment souligné Didier Deschamps au sujet d'un Éric Roy entraîné durant deux ans par Guy Stéphan à l'OL : « C'était un grand professionnel, très consciencieux. Nous sommes restés en contact et j'avais toujours plaisir à le revoir. Il va laisser un grand vide au Stade Brestois où sa très belle réussite a permis de rappeler la compétence des entraîneurs français. Je pense bien fort à sa famille ».













