Bordeaux : Giresse garde espoir mais...

Bordeaux : Giresse garde espoir mais...©Panoramic, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le dimanche 08 mai 2022 à 14h43

Alors que les Girondins de Bordeaux sont dans une situation délicate et pas loin de la Ligue 2, une des anciennes gloires bordelaises se force à garder espoir. Mais la situation demeure particulièrement inquiétante.



Il reste encore trois journées à disputer et c'en sera fini du Championnat 2021-22. Si le Paris-SG est officiellement sacré champion de France depuis deux semaines et son match nul contre le RC Lens (1-1), on ne connaît pas encore l'identité des équipes qualifiées pour les Coupes d'Europe et celles qui descendront à l'étage inférieur en Ligue 2. Avant les matchs de la 36eme journée disputée dimanche, Metz est 20eme avec 27 points, Bordeaux 19eme avec 27 unités, Saint-Etienne 18eme (31 pts). Clermont (17eme, 33 pts), Lorient (16eme, 34), Angers (15eme, 35 pts) et Troyes (14eme, 36 pts) ne sont pour l'heure pas aux places menacées à trois matchs du terme de l'exercice 2021-22. La situation s'annonce donc périlleuse pour les Girondins et l'ASSE, deux monuments du football français.

Nombre de personnes sont inquiètes tant la saison a été compliquée pour Bordeaux. Une des anciennes gloires du club veut pourtant rester positive et croit encore au maintien alors que les Girondins se rendent à Angers, dimanche (15h), puis recevront Lorient et termineront par un déplacement à Brest. « Quand on a une histoire aussi forte avec un club, c'est exactement comme avec un proche malade, on ne peut pas se dire qu'il est condamné, on garde toujours espoir, jusqu'au dernier souffle », confie Alain Giresse à Ouest-France.


Giresse : « L'inimaginable sportif, ça peut arriver et aucun club n'est à l'abri »

Figure de l'histoire du club bordelais avec pas loin de 600 matchs et 16 saisons passées en Gironde, l'ancien milieu offensif n'en croit pas ses yeux de voir Bordeaux dans cette triste situation. « L'inimaginable sportif, ça peut arriver et aucun club n'est à l'abri. En revanche, la situation financière et la cassure populaire, c'est effectivement de l'ordre de l'inimaginable quand je pense à ce que représentait le club. En 1991, il y a eu une descente mais l'engouement populaire a permis une remontée immédiate. Là, on sent un détachement très inquiétant pour la suite », concède Giresse qui en veut beaucoup aux Américains de King Street.

« J'ai l'impression de n'avoir aucune utilité, de subir en silence »

« C'est le point de bascule. Ils ont fait n'importe quoi sur le plan financier et dans l'organisation sportive avec une armée mexicaine. Des responsables du football, des je-ne-sais-quoi ! Le club payait tout et n'importe quoi. Et en plus, ils se sont coupés des supporters avec le changement de logo et tout le reste. Enfin bref, la totale. Aujourd'hui, on a sous les yeux l'héritage de ces gens-là », s'emporte Alain Giresse, dépité par l'état actuel du club. « Franchement, c'est terrible. Je vois les matchs qui s'enchaînent où rien ne fonctionne. L'équipe n'arrive pas à enclencher un processus de révolte. J'étais avec Marius (Trésor) au stade dimanche, je viens dès que je peux mais à quoi bon ? J'ai l'impression de n'avoir aucune utilité, de subir en silence. Je suis un observateur-supporter, je ne peux pas apporter grand-chose de plus que de dire que cela me fait mal dès que j'en ai l'opportunité. J'espère que le club va se maintenir, c'est la base. Le reste prendra de toute façon des années. »

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