Bientôt une loi pour ne plus jouer le 5 mai ?

Bientôt une loi pour ne plus jouer le 5 mai ?©Media365
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Dimitri Ferrero, publié le mercredi 12 février 2020 à 13h41

L'Assemblée nationale va examiner ce jeudi la proposition de loi visant à « geler les matchs » le jour de l'anniversaire de la catastrophe de Furiani.

28 ans plus tard, la plaie est toujours béante. Le 5 mai 1992, une tribune du stade de Furiani s'effondre avant le coup d'envoi de la demi-finale de Coupe de France opposant le SC Bastia à l'Olympique de Marseille. Le bilan ? 19 morts et 2357 blessés. Le président de l'époque, François Mitterrand, avait même déclaré le jour de la catastrophe qu'aucun match ne serait joué à cette date. Depuis, le collectif des victimes de la catastrophe de Furiani se bat pour honorer la mémoire des victimes et pour qu'aucun match ne soit joué à cette date. Côté politique, le député de Haute-Corse, Michel Castellani, a lancé une proposition de loi à l'Assemblée nationale.


Un premier pas de franchie

En 2015, le ministre des sports de l'époque, Thierry Braillard, avait d'ailleurs ordonné qu'aucun match n'aurait lieu si le 5 mai tombe un samedi. La nouvelle proposition de loi souhaite ainsi « qu'aucune rencontre ou manifestation sportive de Ligue 1, de Ligue 2, de Coupe de France et du trophée des Champions ne soit jouée le 5 mai ». Une première étape a été franchie le 5 février, la commission des affaires culturelles ayant donné un avis favorable à l'unanimité. Si la proposition de loi est bien avancée, la Ligue de football professionnel ne souhaiterait pas «geler » le 5 mai. La LFP pencherait sur une solution « alternative » à la proposition de loi avec "une commémoration renforcée sur les terrains de France". La proposition sera étudiée dans l'hémicycle, ce jeudi 13 février.

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