Barrage L1/L2 : La course d'obstacles de Lens se termine par le plus grand

Barrage L1/L2 : La course d'obstacles de Lens se termine par le plus grand©Media365
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Geoffrey Steines, publié le dimanche 02 juin 2019 à 08h45

Lens devra impérativement marquer et ne pas perdre dimanche à Dijon en barrage retour (21h00) pour valider son retour en L1 après quatre ans à l'échelon inférieur. L'épilogue d'un parcours du combattant qui se termine par le plus grand défi.

Le RC Lens est à la fois si près et si loin de retrouver la L1. Il n'est plus qu'à 90 minutes d'un retour dans l'élite, quatre ans après sa dernière relégation, à l'époque avec Antoine Kombouaré sur le banc. Le Kanak est désormais assis sur celui de Dijon, où les Nordistes se rendront dimanche en barrage d'accession retour (21h00), après le nul concédé jeudi à Bollaert-Delelis lors de la première manche (1-1). Ce sera leur cinquième match couperet en 17 jours en incluant la dernière journée de la phase régulière où ils devaient absolument vaincre Orléans (5-2) pour se qualifier pour les play-offs. Ce sera le troisième déplacement de la série, après avoir successivement battu le Paris FC à Charléty (1-1, 4-5 TAB) et Troyes au Stade de l'Aube (1-2 ap) lors des pré-barrages la semaine passée. En toute logique, Lens s'appuie sur ces deux qualifications pour en tirer de la confiance. « Nos chances restent intactes, même si encore une fois nous sommes en ballotage défavorable. Une position qui ne nous pose pas trop de problème », a souri Philippe Montanier samedi en conférence de presse.

Lens avec une plus petite colonie de supporters

Mais là c'est d'un exploit XXL dont les Lensois auront besoin pour aller au bout de leur rêve. D'abord parce que les statistiques donnent un avantage certain au DFCO. Sur les précédents en Coupes d'Europe, 86% des clubs ayant ramené un nul 1-1 à l'aller se sont qualifiés ensuite. Aussi les partenaires de Jean-Louis Leca, qui sera suspendu comme lors de la première manche, ne pourront pas compter sur le même soutien populaire que pour leurs deux déplacements précédents. Pas de tribune entière réservée cette fois, ils n'auront droit qu'au parcage visiteurs habituel, limité à 5% de la capacité du stade. Ils seront donc 600 supporters à accompagner leurs joueurs dimanche. « On sait que nous sommes soutenus par tout le peuple Sang et Or, a toutefois assuré Montanier. Quand ils se mettent à chanter, c'est quelque chose, et on aura l'impression qu'ils sont 6000. Nous savons que nous serons soutenus comme c'est le cas depuis le début. »

Le Racing a ses limites, physiques et techniques

Le public a beau jouer un rôle, il ne peut pas courir à la place des hommes sur le terrain. Le Racing en a fait l'expérience jeudi, dans un match où même dominateur, il a buté sur ses propres limites individuelles, en particulier sur le talent des joueurs offensifs. Porté en début de match par l'ambiance de feu à domicile, il s'est éteint petit à petit pour exploser complètement sur la dernière demi-heure. Forcément inquiétant avant de remettre le couvert 72 heures seulement après le barrage aller. « Un coup de fatigue logique, car la saison s'allonge et les matches précédents pèsent certainement un peu. Mais les joueurs sont fidèles à eux-mêmes et tiennent bon. » Montanier pointe ainsi l'aspect qui pourrait jouer en faveur de Lens : le mental.

Montanier : « Un petit but à la 90ème et c'est parfait »

Invaincu en six matchs en mai, le RCL est porté par une formidable dynamique collective que rien ne semble pouvoir arrêter. Pour Dijon, ce n'est pas la même chanson, même si le DFCO a bouclé sa saison de L1 sur trois succès de rang à domicile. « Les organismes sont fatigués et tout le monde est à bout, mais Lens peut-être moins parce qu'il a fini 5eme, a estimé Antoine Kombouaré. Nous, nous avons pratiquement toujours été dans les derniers, avec beaucoup de frustration, de déconvenues. Cela bouffe beaucoup d'énergie. La fraîcheur sera importante et après viendra l'aspect mental. Si l'on est mené, il faudra avoir les qualités mentales pour revenir. » Mais Montanier a sa petite idée sur le scénario idéal : « A 0-0 à la 88eme, ce n'est toujours pas un mauvais score... Un petit but à la 90ème et c'est parfait. »

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