Serie A : Mutinerie à Naples

Serie A : Mutinerie à Naples©Media365
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Rédaction , publié le mercredi 06 novembre 2019 à 11h11

Tenus en échec en Ligue des Champions, les joueurs de Naples ont choisi de se rebeller après la volonté du président d'introduire une mise au vert jusqu'à dimanche.

Rien ne va plus à Naples ! Et l'expression n'est pas assez forte pour décrire ce qui s'est passé au sein du club italien, mardi soir après le décevant nul enregistré contre le RB Salzbourg à l'occasion de la 4eme journée de Ligue des Champions (1-1). Déçu par ce résultat, Aurelio De Laurentiis, le président des « Partenopei », a sommé ses joueurs de rejoindre directement le centre d'entrainement pour une mise au vert jusqu'à dimanche prochain. Un ordre que Lorenzo Insigne et ses coéquipiers ont fait le choix d'ignorer. Cela a donné lieu à des scènes surréalistes dans le vestiaire et à un désordre sans nom. Tiraillé entre les deux camps, l'entraineur Carlo Ancelotti est resté impuissant.

Insigne tient tête à De Laurentiis

Malgré les deux points abandonnés contre l'équipe autrichienne, le vice-champion d'Italie reste en bonne position pour se qualifier pour les huitièmes de finale. Mais, aux yeux de l'homme fort du club, la prestation livrée était inacceptable et il a décidé de frapper fort dès le coup de sifflet final. Or, les joueurs n'étaient pas d'humeur à appliquer ses directives, et encore moins celle qui les obligeait à rester séparés de leurs familles pendant plusieurs jours. Ils l'ont fait savoir à son fils, Edo De Laurentiis, qui est descendu dans le vestiaire. Et c'est là que tout a dégénéré. Le ton est monté et il y a eu une vive altercation entre le messager du président et les leaders du groupe, si l'on en croit les révélations faites par Sky Sport Italia. « On rentre chez nous, tu peux le dire à ton père », a même lancé furieusement Lorenzo Insigne du haut de son 1m63. Et c'est ce que tout le groupe a effectivement fait. Le bus qui devait emmener les joueurs à Castel Volturno (centre d'entrainement) est reparti vide.

En tant que responsable du groupe professionnel, Carlo Ancelotti a bien essayé d'intervenir et calmer les esprits. Pris au cœur du tourbillon, il a même manqué à ses obligations envers l'UEFA en ratant la conférence de presse d'après-match. Son intervention a cependant été vaine, et cela laisse suggérer qu'il a perdu la main sur son vestiaire. L'ancien coach du PSG était contre l'idée d'une mise au vert aussi longue et forcée, mais son président n'a pas pris compte de son avis. Du côté du San Paolo, il y a donc le feu à tous les étages, et il n'est pas du tout certain que l'incendie soit maitrisé de sitôt. Cette soirée du 6 novembre risque de laisser de sérieuses traces au club et figurer même parmi les plus noires et les plus rocambolesques de l'ère De Laurentiis...

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