L'élection du président de la Fédé italienne se termine par un fiasco

L'élection du président de la Fédé italienne se termine par un fiasco©Media365

Rémi Farge, publié le mardi 30 janvier 2018 à 09h25

La non-qualification de la Squadra Azzurra pour la Coupe du Monde 2018, une première depuis 1958, n'en finit plus de secouer le football italien.

Poussé à la démission, le président Carlo Tavecchio devait être remplacé lundi, à l'issue de l'assemblée générale de la Fédération italienne de football (FIGC), à Rome. Mais après quatre tours de scrutin, aucun des trois candidats en lice n'a réuni la majorité. Pire, c'est le vote blanc qui a obtenu 59% des suffrages ! Un sacré camouflet pour Cosimo Sibilia (candidat du monde amateur), Gabriele Gravina (président de la Lega Pro, équivalent de la troisième division) et Damiano Tommasi (ancien joueur de la Roma et président du syndicat des joueurs professionnels). Ce mardi, au lendemain de ce nouveau fiasco, les médias italiens partagent leur inquiétude et leur dépit. Ce résultat rend en effet inévitable une mise sous tutelle de la FIGC par le Comité olympique italien (Coni), dont le président Giovanni Malago avait encore demandé dimanche un report du scrutin. Un vrai coup porté à l'honneur du sport numéro un en Italie. D'autant plus que la Lega Serie A est elle-même déjà placée sous la tutelle de la FIGC et n'a plus de président !Quel sélectionneur pour l'Italie ?D'ici les prochaines élections, qui pourraient avoir lieu dans trois mois, le Coni nommerait alors un « commissaire extraordinaire » chargé de gérer les affaires courantes. Le nom de Roberto Fabbricini revient avec insistance. Mais d'anciens grands noms pourraient être sollicités pour tenter de réconcilier les différentes familles du football italien (Costacurta, Maldini, Albertini...). Ce qui est certain, c'est qu'en janvier 2018, l'Italie n'a ni président de Fédération, ni président de Ligue, ni sélectionneur. Cela dans un contexte où les droits TV du championnat italien se vendent de moins en moins bien et où les clubs transalpins brillent de moins en moins sur la scène européenne, où seule la Juventus Turin parvient à se mêler à la lutte avec les autres cadors du continent. En mars, pour les premiers matchs internationaux de l'année, l'Italie n'aura donc pas de sélectionneur. Luigi Di Biagio, qui s'occupe des Espoirs, devrait être sur le banc pour les matchs amicaux de prestige contre l'Angleterre et l'Argentine. En juin, pour le match contre la France à Nice, un nom est espéré. Mais sans aucune certitude. Surtout si l'heureux élu est un entraîneur déjà en poste cette saison. Ce qui est le cas de Claudio Ranieri, Robert Mancini et Antonio Conte, les trois favoris.

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