Italie : Le président de la Fédération tacle le foot français

Italie : Le président de la Fédération tacle le foot français©Media365
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Emmanuel LANGELLIER, publié le samedi 20 juin 2020 à 15h11

Alors que la Serie A reprend ce week-end, le président de la Fédération italienne a égratigné le football français, seul grand championnat européen qui n'a pas repris.



Dans les cinq grands Championnats européens (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie), il n'y aura donc eu aucune reprise pour seulement un pays : la France. Le 28 avril, le Premier ministre Edouard Philippe sonnait le glas du football dans l'Hexagone. Puis l'Allemagne a repris. Puis l'Espagne, l'Angleterre et enfin l'Italie (le pays a d'abord repris par la Coupe nationale) qui va redémarrer ce week-end.

« La France a décidé de façon hâtive »

Prononcé déjà depuis presque deux mois, l'arrêt de la Ligue 1 et de la Ligue 2 parait déjà très loin. Les critiques se sont amoncelées depuis. Dernière en date : celles du président de la Fédération italienne. « Quand les petites ou moyennes Fédérations commençaient à annoncer l'arrêt définitif de leur Championnat, nous, représentants du Big 5, cherchions à être solidaires au niveau européen. Cela a donc été inquiétant quand le gouvernement français a pris la décision d'arrêter la Ligue 1, il pouvait y avoir un effet domino très plausible. Les autres gouvernements pouvaient se dire : "si le Championnat français s'arrête, pourquoi pas nous ?" La politique a eu un rôle important concernant l'avenir des Championnats, certains ont préféré temporiser, d'autres comme la France ont décidé de façon hâtive selon moi », assène Gabriele Gravina dans L'Equipe, samedi.


Autre tacle du dirigeant italien : sur le titre de champion attribué au Paris-SG. « Je ne veux pas juger leur politique sportive, mais l'attribution d'un titre méritait un moment de réflexion supplémentaire, c'est l'expression sportive maximale. Nous, en cas d'arrêt définitif, nous avions décidé de ne pas l'assigner car il y a un point d'écart entre les deux premiers (la Juventus compte 63 points, la Lazio Rome 62) et la confrontation directe encore à disputer (le 20 juillet) », explique Gravina.

Une justification économique pour la Serie A

La décision de faire repartir la Serie A trouve une justification économique, le président de la Fédé transalpine ne s'en cache pas. « La revendication de la protection des intérêts d'un club est naturelle, mais l'arrêt d'un Championnat aurait influé sur la composition des divisions professionnelles et trouver une solution n'aurait pas été simple, d'autant qu'on ne pouvait pas balancer par la fenêtre les deux tiers d'une saison déjà disputés. Et comme je l'ai souvent dit, je ne voulais pas passer pour le croque-mort du football italien vu les conséquences économiques que cela aurait comporté », explique Gabriele Gravina. « On a essayé de le dire de toutes les façons possibles, douze autres filières commerciales sont liées au football, on ne pouvait pas aggraver la crise. »

La Serie A reprend samedi avec des matchs en retard de la 25eme journée. Le Torino affronte Parme à partir de 19h30 puis Cagliari se rend sur la pelouse du Hellas Vérone (21h45). Dimanche, deux rencontres au programme : Atalanta Bergame-Sassuolo (19h30) et Inter Milan-Sampdoria Gênes (21h45). La 27eme journée débutera lundi avec Lecce-Milan et Fiorentina-Brescia (19h30) puis Bologne-Juventus Turin (21h45). Le foot italien a repris il y a une semaine avec les demi-finales de la Coupe d'Italie puis la finale, remportée mercredi par Naples aux dépens de la Juventus (0-0, 4-2 aux tirs au but).

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