Clément Pédron, Media365 : publié le mercredi 23 juillet 2025 à 11h34
Ce mercredi soir, l'Espagne affronte l'Allemagne en demi-finales de l'Euro féminin. Les championnes du monde en titre devront réaliser une sacrée partie face à leur bête noire pour atteindre pour la première fois, la finale.
L'Espagne a beau être championne du monde en titre, elle ne s'avance pas avec un capital confiance à 100% dans cet Euro. Certes, la sélection de Montserrat Tomé est actuellement en tête des paris des bookmakers pour la victoire finale, il n'empêche qu'elle s'avance vers un double défi. Le premier : atteindre la finale. La Roja n'a encore jamais atteint ce stade de la compétition puisqu'elle s'est qualifiée seulement pour la deuxième fois de son histoire dans le dernier carré de l'Euro après l'épopée de 1997 (défaite contre l'Italie). Lors des trois dernières éditions, l'Espagne avait à chaque fois perdu en quarts de finale (Norvège en 2013, Autriche en 2017 et Angleterre en 2022).2025 pourrait donc être la bonne année pour la sélection ibérique, invaincue depuis le début du tournoi avec un bilan de 16 buts marqués pour 3 encaissés. En conférence de presse, Montserrat Tomé a insisté sur la nécessité de garder le même esprit que celui affiché depuis le coup d'envoi de cet Euro, malgré l'enjeu de la partie. « Nous savons clairement ce que nous voulons faire et nous avons vraiment hâte d'y être, a t-elle indiqué dans des propos repris par Flashscore. Nous allons essayer de conserver notre essence, qui est d'avoir le ballon. »
Une bête noire
Le second défi de cette demi-finale programmée au stade du Letzigrund de Zürich : battre l'Allemagne. On enfonce volontairement une porte ouverte mais l'Espagne n'a jamais réussi à le faire. En huit confrontations toutes compétitions confondues, la Mannschaft est toujours restée invaincue (5 succès, 3 nuls). Lors de la dernière confrontation, aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, l'Allemagne avait battu l'Espagne pour la médaille de bronze. « Depuis que je suis ici, j'ai pu affronter l'Allemagne cinq fois et nous n'avons jamais réussi à la battre, note la sélectionneuse. J'ai l'impression que nous sommes de plus en plus proches de la victoire à chaque fois. Lors du match des Jeux Olympiques, nous avons eu une chance, mais maintenant nous sommes à un autre stade et elles ont un autre entraîneur. Leur essence est la même, quel que soit l'entraîneur. [...] Nous avons déjà vu qu'elles sont très bonnes physiquement. Elles vont faire ressortir le meilleur de l'équipe. »














