Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 10 juin 2026 à 17h07
Pas de grande équipe ni de grande victoire sans grand(e) gardien(ne), et c'est peut-être ce qui a trop longtemps manqué aux Bleues.
Constance Picaud a-t-elle gagné sa place pour la Coupe du monde ? C'est évidemment un peu tôt pour le dire, mais la gardienne de Fleury - et future joueuse de West Ham - a indéniablement marqué de très gros points pour renverser éventuellement la hiérarchie et prendre le statut de n°1 à Pauline Peyraud-Magnin, qu'on n'a pas vu faire de tels arrêts en bleu depuis un certain temps... Mardi soir, contre l'Irlande (1-0), après Melvine Malard buteuse magnifique d'un ciseau retourné, c'est bien le dernier rempart qui a scellé la qualification des Françaises avec une solidité à toute épreuve, notamment ces deux parades au duel assez rapprochées au coeur de la seconde période (68e, 78e).
"Je savais qu'on se qualifierait (...) On voudra aller le plus loin possible"
"C'est toute l'équipe, on est toutes ensemble, j'ai fait ces deux ou trois arrêts décisifs mais la victoire est collective et non individuelle", voilà pour le refrain convenu et toujours attendu de la part d'une joueuse au sein d'un sport d'équipe (sur France TV) : "Cette qualification directe, c'est un pur bonheur. Je savais qu'on se qualifierait, mais c'est grandiose que ce soit déjà le cas." En cas d'égalisation irlandaise, l'équipe de France aurait dû en passer par d'inédits barrages d'octobre à décembre, afin d'espérer rejoindre dans un deuxième temps ce Mondial 2027 au Brésil vers lequel il est donc possible de se projeter un an à l'avance. Et c'est tant mieux ! L'Angleterre et les Pays-Bas, pour ne citer qu'eux, devront par exemple en passer par ce grand sas de rattrapage.
"Je n'ai pas eu peur, je n'ai pas douté une seule seconde. De temps en temps, on a subi la pression, mais j'avais une confiance énorme en l'équipe. On visera le plus beau des parcours au Brésil. On ne va pas déjà donner d'ambition, mais on voudra aller le plus loin possible." Avec Picaud titulaire ? L'histoire des Bleu(e)s est faite de ce genre de renversements, tel Fabien Barthez gagnant sa place sur un match amical exceptionnel en octobre 1996 (4-0 face à la Turquie) pour supplanter Bernard Lama au Mondial 98...













