Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 09 juin 2026 à 23h52
Et comme elle a bien fait... L'attaquante de Manchester United a sorti un éclair magique au sein d'un match très tendu, mardi soir au stade des Alpes. Et les Bleues sont au Mondial.
Le bonheur de Melvine Malard était à la hauteur de son soulagement, de sa fierté évidente et bien légitime après son but aussi décisif qu'exceptionnel contre l'Irlande (1-0), ce ciseau qui permet à l'équipe de France de se qualifier pour sa cinquième Coupe du monde consécutive (et la sixième de son histoire, depuis la première en 2003). "Quel bonheur, je suis super contente ! C'était dur, mais on est qualifiées ! J'ai vu le ballon en l'air, je me suis dit 'J'aime ça, allez essaie !' Et ça a fonctionné, donc tant mieux pour moi." Et pour tout le football français. "C'est mon rôle sur le terrain, donner le meilleur de moi-même. Je suis fière de représenter le pays. Place aux vacances, on va profiter et c'est bien d'avoir cette qualification pour se reposer et aller de l'avant."
Bonadei : "Encore beaucoup de progrès à faire, mais on est sur le bon chemin"
Rien n'a été donné à ces Bleues, qualifiées dans la douleur, "mais c'est aussi comme ça qu'on apprécie encore plus le résultat", savoure à chaud le sélectionneur Laurent Bonadei (sur France TV). Défaites aux Pays-Bas en avril (2-1), les Françaises ont pu compter sur ce coup de pouce de l'Irlande qui a vaincu les Néerlandaises vendredi (3-2), ce qui permettait de reprendre la première place et donc leur destin en main (seule la première place était qualificative, tous les autres devront passer par d'inédits barrages d'octobre à décembre).
"A dix, on a vu une équipe valeureuse, courageuse et combattante, on n'a rien lâché jusqu'au bout. Tout le monde a réussi une belle performance, je retiens surtout l'état d'esprit car je veux que les Français soient fiers de cette équipe. On a encore beaucoup de progrès à faire, mais on est sur le bon chemin. Ce n'était pas évident." Tout le monde voulait attaquer, pour des raisons diverses, même si une simple égalisation n'aurait rien changé pour l'Irlande qui serait restée troisième (mais les Bleues auraient été doublées par les Pays-Bas). "A 1-0, on est toujours sous pression sur coups de pied arrêtés, c'est aussi pour ça que j'ai amené des joueuses de taille à la fin." Peut-on déjà se projeter sur les ambitions au Mondial ? "On est l'équipe de France, on se doit d'être ambitieux, mais aussi réalistes par rapport à cette marge de progression qu'on a encore. Beaucoup de jeunes ont été intégrées, on a l'automne pour bien préparer tout ça." Et sans barrages... Ouf !













