Juba Touabi, Media365 : publié le mardi 21 avril 2026 à 16h45
Dans un communiqué commun, les capitaines des équipes de Première Ligue et de Seconde Ligue dénoncent l'absence persistante de convention collective dans le football féminin professionnel et appellent à une mobilisation urgente.
Les capitaines des équipes de Première Ligue et de Seconde Ligue ont pris la parole ce mardi dans un communiqué pour dénoncer une situation qu'elles jugent désormais « incompréhensible » et « inacceptable ». Trois ans après l'ouverture des négociations autour d'une convention collective, aucun accord n'a encore été trouvé. Soutenues par l'Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP), elles réclament la signature d'un cadre juridique avant le début de la prochaine saison.
Une inégalité de traitement dénoncée
Dans leur prise de parole collective, les joueuses pointent une réalité préoccupante : la fragilité persistante des sections féminines dans le football français. Elles citent notamment les disparitions successives de clubs comme Dijon, Soyaux ou Bordeaux, illustrant selon elles un manque de protection structurelle. « Ces situations ne sont pas des accidents », alertent-elles. Les capitaines mettent également en lumière une différence de traitement avec le football masculin. Elles rappellent exercer « le même sport », avec les mêmes exigences physiques et contraintes, sans bénéficier pour autant des mêmes droits. « Pendant que le football masculin avance, on nous demande de patienter », dénoncent-elles.
Pour les joueuses, l'enjeu dépasse la simple reconnaissance symbolique. Une convention collective est présentée comme une base essentielle pour garantir la protection de la santé, encadrer les conditions de travail, sécuriser les carrières et instaurer un véritable dialogue social. Elles appellent ainsi l'ensemble des partenaires sociaux à prendre leurs responsabilités, avertissant qu'un blocage prolongé pourrait freiner le développement du football féminin en France. Le message est clair : à quelques mois du début de la prochaine saison, les capitaines exigent des actes. « Parce que nous jouons le même football. Parce que nous méritons les mêmes droits », concluent-elles.












