Paul Rouget, Media365 : publié le mardi 29 août 2023 à 15h47
Après avoir déjà suspendu provisoirement Luis Rubiales, le président de la Fédération espagnole, pour avoir embrassé de force Jennifer Hermoso après la finale de la Coupe du monde, la FIFA envisagerait de le bannir pour 15 ans du football.
La grève de la faim entamée par sa mère n'y changera probablement rien. Alors qu'Angeles Bejar, la mère de Luis Rubiales, est en grève de la faim dans l'église de Motril, la ville andalouse dont est originaire le patron du football espagnol, pour défendre son "honnête" fils et se dit prête à "mourir pour la justice", celui dont la Fédération espagnole demande désormais la démission pourrait faire l'objet d'une sanction exemplaire de la part de la FIFA.
Déjà suspendu par le comité disciplinaire de la Fédération internationale de « toutes fonctions relatives au football au niveau national et international » pour 90 jours suite à son baiser forcé sur la joueuse de la Roja Jennifer Hermoso après la victoire historique des Espagnoles contre l'Angleterre en finale de la Coupe du monde (1-0), Rubiales risquerait une suspension de 15 ans d'après le Daily Mail.
La Fédération espagnole réclame sa démission
Lundi, Luis Rubiales a fini par être lâché par la Fédération espagnole (RFEF), qui l'avait pourtant vivement défendu, allant jusqu'à assurer que le baiser du scandale était "consenti", malgré les dénégations d'une joueuse dont elle avait dénoncé les "mensonges", en menaçant même d'engager des procédures judiciaires. Dans un communiqué commun de la RFEF, les présidents des fédérations régionales estiment désormais que le comportement de Luis Rubiales a "gravement porté atteinte à l'image du football espagnol. Après les récents événements et les comportements inacceptables qui ont gravement porté atteinte à l'image du football espagnol, les présidents demandent à Luis Rubiales de présenter immédiatement sa démission en tant que président de la RFEF."
Une démission également demandée par l'ensemble ou presque de la classe politique espagnole, à commencer par Pedro Sanchez, le chef du gouvernement, mais aussi par de nombreuses personnalités. Et après le refus de démissionner de Rubiales, qui a entraîné des manifestations, les 23 championnes du monde ont annoncé qu'elles quittaient la sélection, et elles ont notamment reçu le soutien de nombreux joueurs et clubs de Liga ces derniers jours.














