Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le samedi 26 août 2023 à 13h48
Samedi après-midi, la FIFA annonce la suspension provisoire de Luis Rubiales de « toutes fonctions relatives au football au niveau national et international ». A noter que la fédération espagnole a publié des photos pour tenter d'expliquer que le baiser forcé de Rubiales à la joueuse Jennifer Hermoso était en fait « consenti ».
On parle décidément beaucoup plus de l'affaire Rubiales que du premier sacre espagnol en Coupe du Monde. Auteur d'un baiser forcé sur l'attaquante Jennifer Hermoso après la finale du Mondial contre l'Angleterre (1-0) le week-end dernier, le président de la fédération ibérique fait parler de lui chaque jour et, bien qu'ayant tout le monde contre lui, il a refusé de démissionner, vendredi. Une décision totalement inattendue, vu que la veille les médias espagnols affirmaient que le dirigeant allait quitter son poste et se retirer sous la pression devenue très intense.
« La RFEF et le président (Luis Rubiales) vont prouver chaque mensonge publié par qui que ce soit au nom de la joueuse, ou, si c'est le cas, par la joueuse elle-même »
Nouveau coup de théâtre ce samedi 26 août 2023. Alors que « Jenni » Hermoso s'est dite « victime d'une agression » et s'être sentie « vulnérable et victime d'une agression » dans un communiqué, la fédération espagnole (RFEF) a indiqué que le geste sulfureux était « consenti » et qu'elle allait « engager des procédures judiciaires » pour défendre la version de son président. Elle parle maintenant de « mensonges ». « La RFEF et le président (Luis Rubiales) vont prouver chaque mensonge publié par qui que ce soit au nom de la joueuse, ou, si c'est le cas, par la joueuse elle-même », a indiqué l'instance dans un communiqué dans la nuit de vendredi à samedi.
Assez ahurissant, l'instance ibérique a accompagné son communiqué de 4 photos afin de montrer que selon elle, « les pieds du président sont ostensiblement soulevés du sol par l'action de la joueuse » qui précède le baiser, comptant ainsi démontrer le consentement de Hermoso. Sur ces clichés, on voit la numéro 11 enlacer Luis Rubiales et le soulever de terre sur le podium de la Coupe du Monde. « Les preuves sont concluantes, le président n'a pas menti », conclut le communiqué, sans montrer la scène dans son intégralité, ni même le moment du baiser. La Fédération a également tenu à répondre aux 23 championnes du monde qui ont annoncé leur mise en retrait de la sélection en attendant le départ de Rubiales. La RFEF rappelle que « la participation à la sélection est une obligation pour toutes les personnes (membres de la fédération) si elles sont appelées par elle ».
Interdiction d'entrer en contact avec Hermoso et son entourage
Puis ce samedi, en début d'après-midi, on a appris que la FIFA avait décidé de frapper fort. Le comité disciplinaire de la Fédération internationale annonce la suspension provisoire de Luis Rubiales de « toutes fonctions relatives au football au niveau national et international ». Cette suspension s'applique dans un premier temps pour 90 jours, en attendant la suite de la procédure disciplinaire engagée jeudi par la FIFA. L'instance mondiale interdit également au président ibérique et à la fédération espagnole d'entrer en contact avec Jennifer Hermoso et son entourage.













