Mathieu Armand, Media365 : publié le lundi 15 juin 2026 à 17h55
Le Tribunal supérieur de justice de la Communauté valencienne a condamné Rafa Mir à huit ans et demi de prison pour agression sexuelle aggravée (délit désignant aussi les viols en Espagne) et coups et blessures. L'attaquant de Séville peut faire appel de cette décision.
Le footballeur espagnol Rafa Mir a été condamné à huit ans et demi de prison, a annoncé le Tribunal supérieur de justice de la région de Valence. L'attaquant prêté par Séville à Elche a été jugé pour « agression sexuelle aggravée » (délit désignant aussi les viols en Espagne) et « coups et blessures ». Il doit d'ailleurs verser une indemnisation de 64 000 euros à la victime. Dans le détail, l'attaquant sévillan est condamné à sept ans de prison pour « agression sexuelle aggravée » et 18 mois pour « coups et blessures ». En mai dernier, le parquet avait requis dix ans et demi de réclusion criminelle. Un ami de l'Espagnol était aussi jugé pour « agression sexuelle » et « délit contre l'intégrité morale ». Ce dernier a été condamné à deux ans et demi de prison.Une affaire datant de 2024
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 31 août au 1ᵉʳ septembre 2024. Une femme de 21 ans l'accusait de deux agressions sexuelles au domicile du joueur. Le joueur de 28 ans avait été arrêté le 2 septembre 2024 après la plainte des deux femmes. Il avait passé deux nuits en garde à vue avant d'être remis en liberté. Pendant sa garde à vue, il avait admis les relations sexuelles mais avait également affirmé que la jeune femme était consentante. À l'époque il jouait à Valence. Son club ne l'avait pas licencié, mais il avait été suspendu deux matchs et avait dû payer une amende. Rafa Mir avait été mis en examen pour cette affaire en octobre 2025. L'espagnol peut encore faire appel de cette décision.
Un possible retournement de situation
Puisque la quatrième chambre du tribunal de Valence a déclaré Rafa Mir coupable, les instances juridiques de Valence vont enquêter sur un possible parjure commis par les policiers de Bétera. Ce sont eux qui avaient pris en charge les victimes en 2024. Lors du procès, le 28 mai dernier, les policiers ont affirmé que les plaignantes disaient être consentantes. Des propos à l'opposé de ceux des jeunes femmes pendant l'enquête et lors des audiences.













