Florentino Pérez dénonce un « complot médiatique »

Florentino Pérez dénonce un « complot médiatique »©Icon Sport, Media365
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Juba Touabi, Media365 : publié le mardi 12 mai 2026 à 19h45

Le président du Real Madrid, Florentino Pérez, a annoncé ce mardi la convocation prochaine d'élections à la présidence du club, lors d'une conférence de presse marathon principalement consacrée à dénoncer ce qu'il qualifie de « campagne organisée » contre l'institution madrilène.

« Je ne démissionnerai pas. J'ai demandé à la commission électorale d'engager le processus des élections du conseil d'administration, pour lesquelles ce conseil se présentera », a-t-il déclaré, évoquant un scrutin convoqué « dans une quinzaine de jours ». Pendant plus d'une heure, le dirigeant de 79 ans s'est livré à une charge frontale contre plusieurs médias espagnols, citant nommément ABC, Relevo, la SER, la COPE et Onda Cero, qu'il accuse d'orchestrer une déstabilisation du club. « C'est un complot orchestré par de mauvais journalistes contre le Real Madrid », a-t-il martelé.  Florentino Pérez a fermement démenti les rumeurs concernant son état de santé, évoquées ces derniers jours dans la presse. « Certains disent que je suis malade, que j'ai un cancer en phase terminale. Je suis en parfaite santé », a-t-il assuré, ajoutant qu'une telle pathologie « ferait le tour du monde » si elle était avérée. Le président a également rejeté l'idée d'une fatigue ou d'un retrait imminent : « Je serai le dernier membre à quitter le club. »

Pérez évoque « le plus grand scandale de corruption de l'histoire du football »

Sur le plan institutionnel, le dirigeant a réaffirmé sa volonté de transférer la propriété économique du club à ses socios. « Je veux transférer les actifs du Real Madrid aux membres. Si cela représente 100 milliards d'euros, alors 100 000 euros par personne », a-t-il déclaré, présentant cet objectif comme la raison principale de son maintien à la tête du club.  Le patron de la formation madrilène a invité ses détracteurs à officialiser leur candidature plutôt qu'à agir « dans le dos » de la direction. Concernant l'altercation récente entre Federico Valverde et Aurélien Tchouaméni, qui a alimenté les spéculations sur une crise interne, Florentino Pérez a minimisé la portée sportive de l'incident. « Ce sont deux gars formidables, et très bons joueurs. Ils se battent chaque année, comme le font les jeunes. Tu en frappes un, l'autre te rend la pareille, et puis ils deviennent amis », a-t-il expliqué, estimant que « la fuite est pire » que l'altercation elle-même.

Le président est revenu longuement sur l'affaire Negreira, du nom de l'ancien vice-président du comité technique des arbitres rémunéré par le FC Barcelone pendant près de vingt ans. Le Real Madrid prépare un dossier de 500 pages destiné à l'UEFA, qu'il qualifie de « plus grand scandale de corruption de l'histoire du football ». « L'UEFA a accepté de nous transmettre le dossier complet », a précisé Florentino Pérez, qui chiffre à « 18 points » le préjudice subi par son club sur la seule saison écoulée et évoque sept titres européens et sept championnats. Le président a refusé d'aborder les questions strictement sportives. « Je ne parlerai ni des entraîneurs ni des joueurs. Je suis là pour rendre les biens du Real Madrid à ses membres », a-t-il justifié, renvoyant ces annonces à l'après-élection. Interrogé sur une éventuelle piste José Mourinho, il a rétorqué : « Nous n'en sommes pas encore à ce stade. » Sur la rénovation du Santiago-Bernabéu, Florentino Pérez a contesté le chiffre de 1,3 milliard d'euros relayé par certains médias. « Les 600 millions correspondaient au contrat initial pour la toiture ; nous avons ensuite construit le tunnel souterrain et finalisé l'aménagement intérieur », a-t-il précisé, défendant la santé financière du club, qui reste selon lui le « plus valorisé » au monde.

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