Liga - FC Barcelone : Les raisons d'une journée pas comme les autres

Liga - FC Barcelone : Les raisons d'une journée pas comme les autres©Media365
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Geoffrey Steines, publié le dimanche 01 octobre 2017 à 19h35

Le FC Barcelone a vécu une journée peu banale dans l'histoire d'un club ce dimanche. De la menace d'annulation de son match contre Las Palmas à sa victoire à huis clos, la formation catalane a vécu au rythme de la vie politique espagnole. Rien de plus logique pour le Barça.

Il était inévitable qu'un moment pareil de la vie politique espagnole ait des répercussions sur le football, tant les deux sont profondément imbriqués depuis des décennies dans ce pays. Le FC Barcelone en est un symbole ultime, étendard de l'identité catalane et opposant au pouvoir central représenté par le Real Madrid. Le Clasico, c'est plus qu'un match en Espagne. Le football, c'est parfois plus qu'un sport. Alors ce week-end si particulier dans l'histoire de la nation ne pouvait pas se passer sans que la Liga soit touchée à un moment ou à un autre. Au moment où il est divisé comme rarement par l'organisation d'un référendum d'autodétermination en Catalogne, contre l'avis de la justice espagnole, il a vécu toute la journée de dimanche au rythme d'images violentes. En effet, les forces de l'ordre ont tenté de faire respecter le jugement illégal du gouvernement de Madrid. Résultat : 91 blessés, bilan provisoire livré par les services de santé de la région.
Le Barça risquait des sanctions lourdes
Soutien ouvert au référendum, le FC Barcelone s'est immiscé dans ce jour pas comme les autres. Il a d'abord tenté d'obtenir le report de son match contre Las Palmas auprès de la Liga, dont le président Javier Tebas a participé samedi à titre personnel à une manifestation à Madrid contre le scrutin. Requête refusée, même si l'instance se laissait le droit d'y accéder en cas de demande de la police si elle était dans l'incapacité d'assurer le bon déroulement de la rencontre. Il a ensuite laissé planer le doute jusqu'à une demi-heure avant l'heure du coup d'envoi. Toutes les rumeurs, même les plus folles, ont commencé à circuler. Ce que diverses sources ont assuré, c'est que le club risquait jusqu'à six points de pénalité (match perdu à huis clos + une pénalité) s'il en arrivait à l'extrémité d'une annulation pure et simple de la rencontre. Le Barça aurait même pu être suspendu de tout match officiel pendant six mois.
« Nous sommes très préoccupés et très peinés »
Après des heures de tergiversation, et alors que Las Palmas faisait comme si de rien n'était dans sa préparation du match, avec néanmoins un drapeau espagnol sur le maillot « pour témoigner sans véhémence de (son) espérance dans l'avenir de ce pays », les dirigeants blaugrana ont opté pour une solution intermédiaire : un match disputé à huis clos. Le résultat d'une concertation avec le vestiaire, selon la Cadena Ser, les joueurs craignant une sanction sportive qui aurait plombé leur début de saison sans faute en Liga (septième victoire en sept journées dimanche, succès 3-0). L'option du huis clos n'a pas été retenue pour des raisons de sécurité, à en croire Josep Bartomeu : « Nous sommes très préoccupés et très peinés par ce qui est en train de se passer et c'est pour cela que nous avons décidé, au lieu d'annuler le match - ce que nous voulions tous -, de le jouer de manière exceptionnelle, c'est-à-dire sans public et à huis clos, a soufflé le président du Barça au micro de beIN Sports Espagne. Nous sommes très préoccupés par la situation et nous apportons notre soutien à tous ceux qui subissent ces entraves à la liberté d'expression. »
« Democracia » : le message du Camp Nou
Groupe d'Ultras du club, la Grada d'animacio avait néanmoins réclamé des dirigeants qu'ils « suspendent le match face à la répression indigne que subit le peuple catalan ». « Dans le cas où il ne le ferait pas, nous le ferions nous-mêmes », était-il écrit dans un communiqué, sous-entendu que le terrain devait être envahi si les grilles du stade étaient ouvertes. Elles sont finalement restées closes, même pour une famille australienne ayant planifié le voyage depuis trois mois pour voir le FC Barcelone... et Neymar. Mais ce dimanche en Catalogne, il se jouait quelque chose de plus important qu'un match de foot, dont la tenue pourrait attiser les tensions autour du cas Bartomeu, qui est accusé d'avoir soutenu trop mollement le référendum et dont le vice-président Carles Vilarrubi aurait présenté sa démission au terme de cette folle journée. Pendant la rencontre, le tableau d'affichage du Camp Nou était orné d'un mot : « Democracia ». Preuve que pour une fois, le ballon n'y était pas le principal sujet de préoccupation.

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2 commentaires - Liga - FC Barcelone : Les raisons d'une journée pas comme les autres
  • Laissons le FC Barcelone et la Catalogne jouer leur propre Championnat contre L'Espagnol et autres Clubs de seconde zone. Messi et autres Suarez auront vite fait de quitter la Catalogne et le FC Barcelone sera vite rétrogradé au rang d'équipe moyenne.

    seconde zone vous même

  • ils ont bien eu raison de jouer ce match et que cela est triste de voir cette situation et honte a l espagne

    pk honte a l'espagne il fo etre honteux pour faire respecter la loi

    respecter la constitution qui a ratifié la déclaration universelle des droits de l'homme et le traité faisant droit à l'autodétermination alors qui a violé la loi, qui a violé la constitution (art.10 et 96 de la constitution espagnole. Alors quand on est un élu politique on commence à respecter la constitution !