Toulalan réapparait... en Espagne

Toulalan réapparait... en Espagne©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 14 avril 2026 à 11h37

Plaisantant sur ses quelques kilos de trop, l'ancien milieu défensif a fait un détour surprise chez un club qu'il n'oubliera jamais. Sous les ordres de Manuel Pellegrini, il y côtoyait Isco ou Ruud van Nistelrooy.

Jérémy Toulalan est une légende pour les supporters du FC Nantes ou de l'Olympique Lyonnais, bien sûr. Mais en France, on sait moins qu'il l'est aussi du côté de Malaga, où son passage de deux ans (de 2011 à 2013) a profondément marqué les supporters. Il était le travailleur acharné de la plus grande équipe de l'histoire du club, celle qui a frôlé la qualification pour les demi-finales de Ligue des champions, renversée dans le temps additionnel par le Borussia Dortmund de Jürgen Klopp (qui allait ensuite coller un 4-1 au Real Madrid en demi-finales sur un quadruplé de Robert Lewandowski) à la suite de deux buts coup sur coup : 3-2, alors que le 2-2 qualifiait encore Malaga après le 0-0 de l'aller, et l'ultime réalisation décisive entachée d'un hors-jeu (mais il y avait aussi hors-jeu sur un but de Malaga).

"A Malaga, j'ai retrouvé la joie du football, je suis retombé amoureux de ce sport"

Il n'y avait pas encore la VAR, mais de l'émotion qui est restée à travers les années, malheureusement du mauvais côté pour les Andalous. Alors, quand Toulalan revient presque incognito au stade de la Rosaleda et son musée, la nostalgie est réelle et mutuelle. Le club n'a appris sa visite que quelques heures auparavant, ce qui lui a tout de même permis de le recevoir comme il se doit et d'immortaliser le moment en vidéo, en lui offrant notamment un maillot tout en lui permettant de rencontrer les joueurs de l'équipe première, désormais reléguée en deuxième division.

Dans une de ses (très) rares interviews pour L'Equipe, en 2016, celui qui a désormais 42 ans confiait que son seul regret dans le football était de ne pas avoir pu poursuivre cette aventure à Malaga : "Je n'ai jamais eu de supporters comme ceux-là derrière moi, scandant mon nom à chaque minute. A Malaga, j'ai retrouvé la joie du football, je suis retombé amoureux de ce sport." Il en avait besoin, car c'était au sortir du Mondial 2010 et la fameuse mutinerie de Knysna dont il avait été un membre actif... Le club espagnol, en difficulté financière, avait dû le brader pour cinq millions d'euros vers l'AS Monaco.

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